Fin de la série
L'âge d'or de la presse avec un petit panorama des tirages et des
catégories de journaux à la fin du XIXème siècle.
La presse quotidienne nationale, qui se recoupe avec la presse
quotidienne de Paris, est la presse traditionnellement la plus
importante.
En 1870, elle compte 33 titres tirant à 470 000 exemplaires. Si on compte la
« petite presse » (journaux satiriques et littéraires) on dénombre
600 000 exemplaires.
Vingt après, on est passé à 70 quotidiens pour un tirage total de cinq millions
d'exemplaires !
Mais après 1914, les tirages déclineront.
Quant aux quotidiens de province, leurs tirages ont été multipliés par 10 entre le début de la IIIème République et 1914, pour atteindre 4 millions d'exemplaires à cette date !
Par ailleurs, différentes catégories de journaux peuvent être dressées en fonction de leur ligne politique.
La presse conservatrice : les journaux légitimistes et
bonapartistes subissent le contre-coup du développement de la presse.
On ne voit pas apparaître de journal populaire conservateur. Ces journaux
tiennent à un niveau littéraire très élevé, refusent de traiter les faits
divers et de publier tout roman sentimental. Par ailleurs, sur un plan
politique, l'église refuse dans un premier temps de s'investir dans la presse
quotidienne. Enfin, les états-majors conservateurs ont un grand mépris pour le
métier de journaliste ...
L'Union, France nouvelle périclitent en même temps que le
mouvement royaliste.
Survivent Le Gaulois et Le Constitutionnel.
Le Figaro, créé en 1826, est un journal satirique au
départ. Il devient quotidien en 1866 et bénéficie alors d'un succès
incontestable, pour la qualité de ses rubriques culturelles, ses reportages, sa
façon de traiter les faits divers sur un plan sociologique, son humour
féroce.
La presse républicaine : la volonté de gagner
l'électorat populaire par ce moyen-là entraîne la floraison de journaux peu
chers à forts tirages.
Le Temps a un parti pris de neutralité mais il est
considéré à l'étranger comme la voix officielle du quai d'Orsay. Les
commentaires politiques, très doctes, dus notamment à la participation de
rédacteurs juristes lui valent un succès certain. Il va monter en puissance et
devenir le journal de la petite bourgeoisie.
Enfin, quatre grands journaux populaires se partagent le lectorat : Le Matin, Le Petit Journal, Le Petit Parisien et Le Journal.
L'âge d'or de la presse
Cycle Histoire du livre, histoire des livres
Conférence de Philippe Mezzasalma,
Département Droit, Economie, Politique
Conférence du 26 avril 2007
Bibliothèque Nationale de
France
Image : Le Petit Parisien, carte postale ancienne, série
Journaux et lecteurs.
La presse connaît
une telle révolution à la fin du XIXème siècle qu'on parle « d'âge d'or de
la presse ».
Suite de la conférence à la
Bibliothèque nationale de France sur l'âge d'or de la presse au XIXème
siècle.
Pour
continuer l'histoire du livre initiée il y a plusieurs mois, on explore
aujourd'hui un phénomène un peu à part avec l'âge d'or de la presse.
Au cours
du XIX° siècle, période de la "deuxième révolution" du livre, la production
connait un essor considérable et dans le même temps se renouvelle.
Dans un contexte
d'industrialisation de la production du livre, de nouvelles personnalités font
leur apparition : les éditeurs, autour desquels la production se
réorganise.
Au XIXème
siècle a lieu ce qu'on a l'habitude d'appeler la "deuxième révolution du
livre", après celle de Gutemberg.
L'épisode
d'insubordination de La Fronde précipite la reprise en main par le pouvoir
central des Parlements de province, et donc des libraires.
Au cours du XVII°
siècle, la carte de la production de livres se redessine, tant au niveau des
pays d'Europe que sur le royaume de France.
Suite
de la conférence à la Bibliothèque nationale de France sur l'histoire du livre
au XVIIème siècle.
Le
« Grand Siècle » évoque les splendeurs de Versailles, le classicisme
français, le siècle de Louis XIV, l'apogée du l'absolutisme.
Départ pour un lointain voyage avec une
conservatrice de la Bibliothèque nationale de France ... C'était mardi dernier,
et il y en aura d'autres ...