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mercredi 15 avril 2009

Eros d'argile et Thanatos fusionnels

Mitsukoshi-Etoile, Miwa KyusetsuDécouverte totale et enchanteresse à l'espace Mitsukoshi-Etoile à Paris, où sont exposées jusqu'au 9 mai 2009 des oeuvres du céramiste Miwa Kyusetsu.

Les "Argiles sculptées", comme il les appelle lui-même, créées par ce descendant (XIIème du nom) des Miwa, dynastie de grands potiers japonais bouleversent tout ce que nous connaissons de la céramique.

Bien loin de la poterie traditionnelle en effet se situent ses bols à thé et ses seaux à eau pleins de poésie, nommés Instant de vie ou encore Première floraison, où les lignes douces s'associent aux angles brisés, où la couleur est oubliée pour laisser la place à des dégradés subtils et à la terre brute.

La "révolution" Miwa Kyusetsu a commencé à la fin des années 1960, lorsqu'il a présenté sa série L'Elégante Vie de Hanako (dite Talon Aiguille), escarpin au talon incliné, très fin, qui exalte la cambrure de ce symbole de féminité, ici délicatement bridé et fleuri. En glacis blanc, parfois teinté de bois de rose, voire entièrement dorés, ils évoquent la fragilité et l'abandon et annoncent d'autres séries de sculptures, plus érotiques encore, jambes de femmes repliées et offertes, poitrines généreuses et épaules de soie. On ne saurait être plus explicite.

Certaines oeuvres sont plus mystérieuses et non moins fascinantes, notamment l'ensemble de petits personnages isolés, bouddhas immaculés sur le chemin de l'éveil. Les jeux de matière - raffinement et sensualité du glacis, simplicité abrupte de l'argile - et de lignes géométriques opposées créent l'espace et la lumière et semblent vouloir rappeler les contrastes et contrariétés du monde.

Mais les créations les plus spectaculaires de Miwa Kyusetsu sont ses monumentales Tombes de l'Antiquité, où l'artiste a mis en scène son tombeau à venir ainsi que celui de son épouse, en noir et or entièrement. Objets du quotidien ou symboliques, bouts de squelettes, masques... tout y est mais n'effraie pas, comme si ce céramiste de 69 ans, après avoir sublimé Eros, était parvenu à regarder Thanatos en face dans une majestueuse célébration.

Eros d'argile et Thanatos fusionnels
Espace des Arts Mitsukoshi-Etoile
3 rue de Tilsitt - 75008 Paris
Jusqu'au 9 mai 2009
TJL sauf les dimanches et jours fériés
De 10 h à 18 h
Entrée : 6 euros (TR : 4 euros)

jeudi 6 décembre 2007

Ni d'Eve ni d'Adam. Amélie Nothomb

Amélie Nothomb, Ni d'Eve ni d'AdamLire toute la production d'Amélie Nothomb exposerait à deux risques, celui de la lassitude et, pire, celui de tomber de temps en temps sur de piètres écrits.
Mieux vaut donc choisir ; et savourer le bon grain.
Le dernier est de ceux-là.
Peut-être Amélie Nothomb n'est-elle d'ailleurs jamais aussi convaincante que lorsqu'elle embarque son lecteur au Japon. L'on pense à Stupeurs et tremblements et à Métaphysique des tubes mais avec un petit quelque chose en mieux.
Donc notre Amélie, à 21 ans, retourne seule au Japon après de longues années de manque. Bien décidée à devenir une vraie Japonaise, elle se dit que pour apprendre la langue, le plus efficace est certainement de donner des cours de français à un Japonais. Aussitôt dit, aussitôt fait.
L'éducation de son élève est exemplaire, sa famille riche, son profil parfaitement dessiné. Et voici qu'il tombe amoureux de son jeune professeur. Et elle ? Elle, elle se contente de le trouver à son goût. Ce qui, pour Amélie, est déjà beaucoup, car, dit-elle "Si j'avais déjà flambé à maintes reprises, jamais encore je n'avais eu de goût pour quiconque".
Donc Ni d'Eve ni d'Adam, c'est Amélie et son fiancé certes, mais Amélie au Japon avant tout. Folle de joie seule dans la montagne enneigée, elle entre en transe devant le Mont Fuji qu'elle appelle son ami. Elle loue la beauté des arbres et cite Brassens à l'occasion, tout en passant de l'exaltation la plus délirante à l'angoisse la plus irrationnelle, de la surexcitation physique et mentale à l'évanouissement. Et si elle adore les bains bouillants et la neige glacée, elle aime davantage encore les deux à la fois. Terrible et délicieuse Amélie, toujours en mouvement, toujours si vivante. Elle ne s'oublie jamais Amélie ; ce n'est pas un fiancé, fût-il tokyoïte, qui la détournerait d'elle-même.
Elle donne en tout cas l'heureuse impression de sincérité, d'une "personnalité" qui se raconte. On s'attache, on rit, on rit d'elle (et de nous parfois au passage) ; on aime.

Ni d'Eve ni d'Adam. Amélie Nothomb
Albin Michel (2007), 252 pages, 17,90 €
Prix de Flore 2007

mardi 6 novembre 2007

De Kuroda à Foujita – Peintres japonais à Paris

Foujita, MCJP, Cinq nus, expositionL'histoire est au départ un choc de culture ; elle se nourrit d'échanges, donne lieu à des tâtonnements et ne finit pas.
Il y a d'abord l'ouverture : après des siècles d'autarcie, le Japon, sous l'ère Meiji (1868-1912) s'ouvre à l'Occident.
D'un côté, des objets et des estampes japonaises débarquent en Europe. L'engouement est immédiat ; la mode du Japonisme vogue très vite, et bientôt naît l'Art Nouveau, sa stylisation, sa prédilection pour les motifs floraux et végétaux...

En même temps - c'est ce que l'exposition visible à la Maison de la culture du Japon à Paris jusqu'au 26 janvier prochain met en évidence - au Japon, des artistes aspirent à sortir de leur culture ancestrale.
A partir de la fin du XIXème siècle, ils débarquent en petit nombre à Paris, puis de plus en plus nombreux dans la première partie du XXème siècle.
Ils ont découvert la peinture à l'huile seulement à l'ère Meiji grâce à l'ouverture économique de l'archipel. Ils viennent voir en Europe ce que les Occidentaux ont fait de ce qui est pour eux un nouveau matériau.
Ici, c'est l'impressionnisme, c'est Van Gogh, Cézanne, puis Picasso, Kandinksy... Les mouvements bouillonnent, les recherchent aboutissent à des formes d'expression picturale nouvelles.
Les plus belles oeuvres des avant-gardes d'hier sont depuis longtemps devenues des canons pour l'amateur d'art occidental du début du XXIème siècle.
Découvrir aujourd'hui ce que peignaient les artistes japonais à la même époque lorsqu'ils ont cherché à "occidentaliser" leur peinture provoque une étrange sensation tant ces tableaux semblent maladroits, faire pâle figure. On y lit les inspirations les plus diverses qui vont du Greco au surréalisme en passant par l'école de Fontainebleau, l'impressionnisme, Ingres, Manet, Renoir ou Picasso, traduisant la foule des maitres occidentaux que les artistes japonais ont découverts d'un seul coup. Le résultat semble bien souvent "en dessous" de leurs inspirateurs. Ce ne sont donc pas toutes les oeuvres en tant que telles qui méritent le détour, mais plutôt les recherches qu'elles traduisent, menées par des artistes qui ne connaissaient que l'estampe japonaise et se sont soudain ouverts à tout ce qui se faisait en Europe, dans une période de frénésie picturale particulièrement vive, et qui, en quelques décennies, se sont appropriés ces "modèles" totalement nouveaux pour eux.

Restent en tout état de cause des oeuvres belles et très intéressantes, telles celles, mi-académiques, mi-impressionnistes, du premier d'entre eux, Kuroda (1866-1924), chez qui la culture du levant demeure bien visible, avec ses tonalités claires et fondues, ses verts céladon et jaunes pailles éthérés, ses silhouettes impassibles et ses motifs végétaux décoratifs.

L'exposition est aussi l'occasion d'admirer les tableaux magnifiques de Foujita (1886-1868), la délicatesse de ses couleurs et de ses sujets, sa manière de souligner les contours d'un trait fin, oeuvres qui résonnent comme autant d'odes à la féminité et à la sensualité, au fantastique, au rêve et aux contes.

De Kuroda à Foujita – Peintres japonais à Paris
Maison de la culture du Japon à Paris
101bis, quai Branly - Paris 15ème
M° Bir-Hakeim, RER Champ de Mars
Jusqu'au 26 janvier 2008
Du mar. au sam. de 12 h à 19 h, le jeu. jusqu'à 20 h
Fermeture annuelle du 23 déc. au 3 janv. inclus
Entrée 6 € (TR 3 €)
Catalogue de l'exposition : 40 € (Ed. Fragments international)

mercredi 29 août 2007

1996-2006, De l'Inde au Japon dix ans d'acquisitions au musée Guimet (2/2)

Inde pendentif en forme d'oiseauPoursuite de la visite de l'exposition-parcours De l'Inde au Japon, dix ans d'acquisitions au Musée Guimet mise en place au Musée des Arts asiatiques jusqu'au 13 décembre pour valoriser plus de 200 acquisitions effectuées entre 1996 et 2006.

La galerie des arts décoratifs de l'Inde, (galerie Jean et Krishna Riboud, du nom des donateurs) rassemble textiles, armes, objets décoratifs et bijoux du XVIème au XIXème siècle. Ils mettent en évidence la splendeur des cours royales et princières de l'Inde et le savoir-faire de leurs artistes et artisans.

On y découvre ce pendentif en forme d'oiseau (peut-être Inde moghole, XVIIème siècle), en or, diamants, rubis, émeraudes, perles et cristal de roche. Il s'agit d'un perroquet aux ailes déployées, certainement doté d'un caractère emblématique, mais dont l'origine demeure matière à conjectures.
Sans nul doute, un splendide bijou.

On profite du passage à la galerie Riboud pour admirer également un lé de soierie avec scènes vishnuites (daté de la fin du XVIème au début du XVIIIème siècle). Provenant du Nord-Est de l'Inde, cette pièce a été retrouvée au Tibet. Elle servait à couvrir les autels ou à envelopper les manuscrits.

Autre beau textile, un Kalamkari avec scènes du Ramayana (Inde du Sud, fin du XVIIIème siècle) en toile de coton teinte, une tenture de temple décorée de scènes mythologiques.

Dans la section du Pakistan et de l'Afghanistan, la collection d'art Gandhara, souvent dit art gréco-bouddhique, s'est enrichie d'oeuvres rares, notamment d'une pièce unique à ce jour, un bodhisattva Avalokitesvara Gandhara (IIIème-Vème siècle) : superbe sculpture en bronze aux incrustations d'argent, montrant un bodhisattva au torse dévêtu et richement paré. (1)

En Chine, impossible de louper la monumentale statue d’un bodhisattva debout (VIème siècle) sculpture en grès rosé de 2,40 mètres de hauteur. Pièce-phare de l'art bouddhique chinois, fidèle à une iconographie fixée en Inde, le bodhisattva, être d'Eveil, distinctement des images du Bouddha, porte le costume et les attributs princiers.

Dans la salle consacrée à la peinture chinoise se déploie le Sûtra du Diamant (1477, « Sûtra de la Perfection de Sagesse coupante comme le diamant ») : livre plié en accordéon de 258 feuillets, il est la copie du Sûtra du Diamant tel qu'il fut donné dans sa première traduction chinoise du sanscrit en 402. Il s'ouvre par une grande illustration en frontispice, figurant le « Buddha prêchant son assemblée brillante ».

De la Chine, on passe à la Corée pour adorer le petit Roi-gardien ou musicien céleste (époque Silla, IX-Xème siècle), superbe sculpture en bronze de l'art bouddhique, représentant un roi gardien au visage enfantin coiffé d'une peau de lion, peut-être un Gandharva, musicien céleste. Une des pièces majeures de la section des arts de Corée.

Toujours en Corée, on peut prendre connaissance des Dix diagrammes du Savoir royal (1568), album de dix pages réalisé à l'époque Choson par Yi Hwang (1501-1570) pour le roi Sonjo, alors âgé de 17 ans. Le Confucianisme est alors érigé en idéologie officielle et Yi Hwang, l'un des artisans les plus actifs de cette « révolution » n'a de cesse de promouvoir le royaume idéal, qui ne peut se faire que par l'éducation du roi. Le système repose sur trois principes fondamentaux : piété filiale, fidélité conjugale et dévouement envers le prince.

On peut terminer ce beau parcours avec la peinture japonaise, devant par exemple le magnifique triptyque Le voyage de vers l'Est de Ariwara no Narihira, encre et couleurs sur soie de Maruyam Okyo (1733-1795), qui a joué un rôle déterminant sur le développement de la peinture japonaise d'époque Edo. Il illustre l'exil du poète Ariwara no Narihira quittant Kyoto et faisant halte au pied du Mont Fuji.
Superbe verticalité, paysage très poétique, on ne peut que savourer cet arrêt majestueux à pied de montagne.

1996-2006, de l'Inde au Japon dix ans d'acquisitions au musée Guimet
Musée national des Arts asiatiques
Exposition-parcours du 13 juin au 13 décembre 2007
6, place d'Iéna - Paris 16ème
M° Iéna, Boissière - RER Pont de l'Alma
Tlj sauf le mardi de 10 h à 18 h
Entrée 6,50 € (TR 4,50 €)

(1) bodhisattva : dans la religion bouddhique, sage ayant franchi tous les degrés de la perfection sauf le dernier qui fera de lui un bouddha.

Image : pendentif en forme d’oiseau Inde moghole ( ?), XVII ème siècle ( ?). Donation Jean et Krishnâ Riboud, 2000 ( MA 6768) © Thierry Ollivier / RMN

lundi 26 février 2007

Lettres d'Iwo Jima (Letters from Iwo Jima). Clint Eastwood

lettresAvec Mémoires de nos pères, Clint Eastwood a réalisé l'an dernier un film bouleversant dont le point de départ est la prise de l'Ile d'Iwo Jima par les Américains en 1945.

A peine débarqués, les Marines plantent le drapeau américain sur l'île. Un photographe immortalise l'instant ; la photo fait la Une des journaux. Afin de lever les capitaux dont le pays a besoin, le gouvernement s'en empare, exhibe les "héros". Mais aux aux yeux des intéressés, les véritables héros étaient au contraire leurs jeunes compagnons d'armes morts à Iwo Jima.

Clint Eastwood avait magnifiquement filmé les sentiments d'imposture et d'injustice ; le dégoût que les mises en scène patriotiques dont ils faisaient l'objet leur inspirait, y compris celui de soi-même .

C'était un film profondément touchant, terriblement humain.

Lors de la sortie de Mémoire de nos pères, Clint Eastwood annonçait qu'il avait d'ores et déjà tourné un autre film sur cet épisode de la guerre du Pacifique, mais vu du côté japonais.

Du premier au dernier plan, Lettres d'Iwo Jima se déroule sur cet affreux bout de rocher, "où il fait chaud, où il n'y a rien d'autre que du sable noir, des bestioles, et même pas d'eau", comme le dit l'un des personnages principaux, tout jeune soldat, au début du film.
Le nouveau commandant, héros très eastwoodien, organise les préparatifs de la bataille avec vigueur. Lorsque les Américains lancent l'offensive, les japonais sont prêts à tout pour défendre leur "terre sacrée".

D'une mise en scène magnifique, impeccable, servie par une photo noir et blanc nuancée, accompagnée d'une musique sobre, Clint Eastwood signe ici encore un film extrêmement humain.
Il y a un moment où on comprend à quel point son projet est réussi, où Lettres d'Iwo Jima répond véritablement à Mémoires de nos pères. C'est celui où les combats éclatent : les balles sifflent, le sable noir vole sous les tirs, les nuages de fumée se propagent. On tremble pour les japonais terrés dans les tunnels, et on se souvient avoir vu la même scène dans le premier volet du dyptique, et avoir alors tremblé de la même façon pour les Américains.

Là est aussi l'immense talent, la maîtrise totale d'Eastwood : il s'empare d'un sujet, la défaite des Japonais sur Iwo Jima, ce qui est en soi inédit ; et il adopte le regard des Japonais, il est complètement avec eux.
Le film a d'ailleurs été très bien accueilli au Japon où cet épisode douloureux était resté enterré, avec ses 20 000 morts, sur l'île-mémorial.

Avec Lettres d'Iwo Jima, Clint Eastwood poursuit la quête qu'il a entreprise depuis plusieurs films : celle du souvenir, de la mémoire, de l'importance de sa transmission.
Transmission qui se fait ici encore grâce à des lettres, les lettres que les pères ont écrites et laissées aux « enfants ».
Et sur ce thème, Eastwood demeure obstinément magistral ; le dernier plan du film est à couper le souffle.


Lettres d'Iwo Jima (Letters from Iwo Jima).
Clint Eastwood
Etats-Unis, 2006
Durée 2 h 19
A lire : la très bellle interview de Clint Eastwood
dans le numéro de février des Cahiers du Cinéma DVD : Ce film est sorti en dvd

mardi 9 janvier 2007

Katagami, les pochoirs japonais et la japonisme

katagamiLes Katagami sont des pochoirs en papier utilisés au Japon dès le XIII° siècle pour décorer les tissus.

Les modèles en papier brun présentés dans la première partie de l'exposition nous donnent un aperçu de la variété des motifs choisis, qui puisaient leur source dans les mondes animal, végétal et plus particulièrement floral, avec une infinie poésie. Il n'y a d'ailleurs qu'à lire le nom de certains d'entre eux pour commencer à rêver : Feuilles de cerisier au fil de l'eau, Fleurs de prunier, motifs d'oxalides en arabesques...

Des costumes, notamment des kimonos décorés à l'aide de ces pochoirs, avec leurs belles teintes profondes nous donnent une idée de l'élégance des réalisations rendues possibles grâce à cette technique.

Datant essentiellement des XVIII et XIX° siècles, âge d’or des Katagami, ils nous paraissent cependant d’une grande modernité.
La raison en est essentiellement que cette beauté épurée a plus tard séduit les Occidentaux : à la fin du XIX° et au début du XX° siècles, les mouvements Art nouveau puis Art déco vont trouver une formidable inspiration dans ce qu'on va alors appeler le japonisme : les volutes, courbes sinueuses et épurées, motifs stylisés inspirés de la nature seront repris dans l’architecture (Hoffmann à Vienne, Guimard à Paris), le mobilier, les arts décoratifs, les bijoux ... Dans cette deuxième partie de l'expo, on admire meubles, afiches, frises de Gustav Klimt, couvertures de livres, mais aussi les splendeurs que, dans cette veine, Lalique a créées : vases en verre dépoli, bijoux aux lignes ondulées, d'un raffinement et d'une simplicité remarquables.


Le coup de coeur Mag :

A la finesse des motifs floraux de la première partie de l'exposition répond celle d'une écharpe de soie brodée simplement baptisée "Champ de marguerites", en teintes délicates et lumineuses. Du XVIII° siècle japonnais au XX° siècle européen : de superbes réinterprétations dont on ne peut que se réjouir.

Maison de la culture du Japon à Paris - 101 bis, quai Branly à Paris 15ème
Jusqu’au 20 janvier 2007, du mardi au samedi de 12h à 19h / Nocturne le jeudi jusqu’à 20h.
Tarif : 6 € (TR 4 €)
Catalogue de l’exposition : 30 €
M° Bir Hakeim/ Rer Champs de Mars Tour Eiffel