www.maglm.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 11 mars 2008

L’Atelier de Man Ray, Unconcerned but not indifferent

L'Atelier de Man Ray à la Pinacothèque de Paris, HemingwayAvec L’Atelier de Man Ray, Unconcerned but not indifferent (Détaché mais pas indifférent), la Pinacothèque de Paris présente jusqu'au 1er juin une vaste sélection de peintures, dessins, collages, sculptures, objets et photographies de Man Ray.

Il faut rappeler que le célèbre photographe a exploré bien des supports, n'hésitant d'ailleurs pas à mélanger les genres, notamment en retravaillant les photos à la peinture ou au dessin.

A New-York, où il débute sa carrière de photographe, il est séduit par la peinture moderne européenne découverte dans les galeries, mais également par la révolution avant-gardiste engagée par Marcel Duchamp et Francis Picabia.
Aussi, il ne s'éternise guère de ce côté-là de l'Atlantique et s'installe dès 1921 à Paris, où il est immédiatement adopté par le groupe Dada, devient l'amant de celle qui sera bientôt Kiki de Montparnasse, avant de suivre André Breton dans l'aventure surréaliste.
Américain il restera, mais Américain de Paris avant tout : son séjour aux Etats-Unis durant les années 1940 ne l'enchantera guère, il retournera à Paris dès 1951 et y finira ses jours en 1976.

Les oeuvres exposées (prêtées à titre exceptionnel par le Man Ray Trust à New-York), mêlant dessins, photos, lithographies, objets uniques, objets personnels et documents sources, permettent ainsi de suivre le parcours passionnant d'un artiste qui a côtoyé et photographié les plus grands de son temps.
L'on y retrouve tous les acteurs de cette période foisonnante que fut la première moitié du XXème siècle en France.
Celui qui fut érigé au statut de photographe d'art (grâce notamment au procédé du rayogramme) était en effet un portraitiste couru qui collaborait régulièrement à Harper's Bazaar, Vogue, Vu et autre Vanity Fair.

Voici donc le magnifique profil de Picasso, voici Kiki, mutine sous son chapeau cloche, voici encore Cocteau, Hemingway, Gris, Léger, Derain, Satie, Giacometti...
Plus loin, après avoir admiré un classique et somptueux portrait d'Ava Gardner, l'on découvrira deux minuscules diapositives peintes, datées des années 1950, l'une montrant Yves Montant, l'autre Juliette Gréco. Elles sont intimes, elles sont tendres, à l'opposé de bien d'autres oeuvres pleines de puissance de cet artiste assurément multiple et complexe.

L’Atelier de Man Ray, Unconcerned but not indifferent
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine – Paris 8ème
Jusqu'au 1er juin 2008
Tlj de 10 h 30 à 18 h
Entrée 7 € (TR 5 €)

Image : Yves Montant, 1950, Diapositive peinte, 8,89 x 6,35 cm © Man Ray Trust - ADAGP Paris 2008

lundi 19 mars 2007

La photographie publicitaire en France, de Man Ray à Jean-Paul Goude

publicite_basAvec La photographie publicitaire en France, de Man Ray à Jean-Paul Goude, le musée de la Publicité met à l'honneur un pan de la création photographique relativement méconnu et considéré généralement comme peu noble.

Le parcours chronologique permet d'embrasser les évolutions de la photographie publicitaire – et d'une certaine manière de la publicité – de sa naissance dans les années 1930 jusqu'à la période actuelle.

190 tirages et divers imprimés (annonces de presse, plaquettes, catalogues ...) sont exposés dans un espace aéré et surprenant, aux murs anciens et épurés.

Les premières photos publicitaires étaient exclusivement dédiées aux produits de luxe : noir et blanc superbe, angle de vue et cadrage très étudiés, elles érigeaient l'objet en œuvre d'art.

D'un esthétisme raffiné, elles donnent au visiteur une impression de grande actualité, voire de modernité. Ces photographies publicitaires, signées François Kollar, Maurice Tabard ou encore André Vigneau étaient destinées à des brochures de luxe.

Les publicitaires mettront du temps avant de choisir la photographie pour illustrer leurs affiches.
Ce n'est qu'à partir des années 1950 et 1960, avec la montée en puissance progressive de la consommation de masse, que la photographie, venant alors remplacer l'affiche peinte, est utilisée pour vendre des produits de consommation courante.
Les publicitaires ont recours à un procédé de mise en scène inspiré de la mode américaine : montrer non plus l'objet seul, mais tel qu'il pourra être utilisé par le client potentiel.

La période des années 1970 et 1980 met en évidence les recherches créatives des photographes publicitaires contemporains.
On est ainsi passé de la simple représentation de l'objet ou de la situation à la suggestion d'une idée ou d'une sensation (photos de Claude Ferrand, Guy Bourdin), puis à une stylisation encore plus poussée, avec des photos dont la « patte » de tel ou tel publicitaire est aisément identifiable (Serge Lutens, Jean-Paul Goude).


Coups de cœur de Mag :

Les très belles photos de Jean-Loup Sieff (ci-dessus).
L'affiche publicitaire des années 1950 signée Lucien Lorelle, portant le slogan « Dévorez les livres » et montrant le visage du comédien Gérard Philipe croquant à pleines et belles dents dans un livre déjà bien entamé.


La photographie publicitaire en France, de Man Ray à Jean-Paul Goude
Musée de la Publicité
107, rue de Rivoli – Paris 1er
Jusqu'au 25 mars 2007
Du mardi au vendredi de 11 h à 18 h
Samedi et dimanche de 10 h à 18 h
Jeudi nocturne jusqu'à 21 h
Billet couplé avec le Musée des Arts Décoratifs : 8 € (TR : 6,50 €)