www.maglm.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Philippe Caubère

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 22 octobre 2007

L'Epilogue : La mort d'Avignon. Philippe Caubère

L'Epilogue à l'Homme qui danse, La mort d'AvignonLa voici la der des der, la fin de l'Epilogue, la révérence de l'Homme qui danse.

La première partie de l'Epilogue, La Ficelle était d'un dénuement tel qu'elle avait laissé le spectateur déçu, triste, presque en colère.

Dans La mort d'Avignon, le vrai final, Philippe-Ferdinand nous dit au revoir avec l'art et la manière qui sont siennes : avec panache et en beauté.

1978, la Cour d'honneur du Palais des Papes : Georges Wilson et Paul Puaux racontent au jeune Ferdinand l'Avignon d'autrefois et raniment avec autant d'humour que d'émotion le souvenir de Gérard Philipe et celui de Jean Vilar.
Puis c'est au tour de notre jeune comédien d'entrer sur scène pour une interprétation - ou plutôt un massacre - de Lorenzo dans Lorenzaccio.
Sur les gradins, ils sont tous là : de Gaulle, Sartre et Mauriac, Johnny Halliday, Claudine et sa gouvernante. Toutes deux ont vieilli ; elles sont venues en chemise de nuit, elles vont prendre froid... la faute au mistral, qui va finir par tous les emporter avec lui.

Les personnages, la cour du Palais, le mistral : Philippe Caubère seul en scène les fait tous exister. La magie opère encore et toujours, jusqu'aux derniers mots de l'artiste, très beaux. Dans la nuit qui est tombée tout à coup, la missive sonne juste, elle vient de loin, elle est bouleversante.

La mort d'Avignon écrit, mis en scène et joué par Philippe Caubère.
Les jours pairs La Ficelle, les jours impairs La Mort d'Avignon
Théâtre du Rond-Point
2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris-8ème
M° Franklin-Roosevelt, Champs-Elysées-Clemenceau
Tél. : 01-44-95-98-21
Jusqu'au 2 novembre, du mardi au samedi à 20 heures
Durée : 2 h environ sans entracte
De 10 € à 33 €

mardi 16 octobre 2007

L'Epilogue à l'Homme qui danse : La Ficelle. Philippe Caubère

L'Epilogue à l'Homme qui danse : La Ficelle, Philippe Caubère« Ce spectacle est un gruyère dont les trous sont à combler par l'imagination du spectateur », énonce Philippe Caubère dans La Ficelle, premier volet de L'Epilogue, le dernier tour de piste de L'Homme qui danse.

« L'imagination du spectateur » : Dieu sait si elle peut être bonne fille, l'imagination du spectateur.
Mais encore faut-il lui proposer un personnage, une situation, n'importe quoi qui suggère une histoire.
Hélas ! Philippe Caubère n'a cette fois-ci qu'une ficelle à nous tendre.
Le spectateur peut essayer de la saisir, il ne trouvera rien au bout.
Et c'est triste car il est un des artistes qui nous ont fait le plus rire ces dernières années lorsqu'il nous racontait l'histoire de Philippe-Ferdinand, entouré d'une armée de personnages qu'il parvenait à incarner d'un geste, d'une mimique, d'une voix avec un talent comique exceptionnel.
Alors, de quelle folie l'ami Caubère a-t-il été pris ?
« Ce spectacle est très différent des autres épisodes. Il est beaucoup moins consensuel » avait-il prévenu avant la saison.
Finalement, il a carrément éliminé tous ses personnages. Plus de Claudine, plus d'Ariane Mnouchkine, plus de tonton Charles ni de Johnny.
Sur scène, il ne joue plus qu'un Philippe-Ferdinand au chômage, qui tente de s'inventer un scénario à partir d'un bout de ficelle.
Et le constat est cruel : c'est comme s'il n'y avait rien ni personne.

Philippe Caubère semble avoir perdu son rythme trépidant, son énergie hors du commun. Certains soirs, il "savonne" sans cesse. Mais la limite n'est certainement pas physique. Caubère n'a plus de souffle parce qu'il n'a pas de personnage à porter, parce qu'il n'a rien à dire. C'est un problème évident d'écriture.
Et que faire, sans texte, à part s'agiter en vain et bavarder sans fin : endormir le spectateur, dont l'imagination ne tarde pas à s'échapper dans un autre monde. Bonne fille, mais pas folle.

L'Epilogue de et avec Philippe Caubère.
Les jours pairs La Ficelle, les jours impairs La Mort d'Avignon
Théâtre du Rond-Point
2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris-8ème
M° Franklin-Roosevelt, Champs-Elysées-Clemenceau
Tél. : 01-44-95-98-21
Jusqu'au 2 novembre, du mardi au samedi à 20 heures
Durée : 2 h environ sans entracte
De 10 € à 33 €

lundi 9 juillet 2007

Et si on allumait la télé en juillet ?

l'homme qui danseLe programme peut commencer dès ce soir, mais sans aucune obligation....

Un lundi pourtant susceptible de satisfaire au moins deux générations. Les baby-boomers nostalgiques seront rivés sur France 2 de 21 h à plus de minuit : le diptyque de Denys Arcand sur les soixante-huitards-que-sont-ils-devenus, bavard et d'une complaisance à peine dissimulée, est diffusé ce soir, le deuxième (Les invasions barbares, 2003) en premier et le premier (Le déclin de l'empire américain, 1985) en dernier.

Leurs enfants se rabattront-ils sur M6, qui propose, à 22 h 15, Nos enfants chéris (2003), comédie de Benoît Cohen, avec Mathieu Demy et Romane Boringher entre autres ? Film générationnel aussi, où des trentenaires, qui avec son conjoint, qui avec ses gosses et qui avec son célibat, se retrouvent l'été dans une grande maison de famille. Je te trompe, tu me trompes, je pédale et je m'embrouille... à l'époque, un joli succès public mais certainement pas un immense souvenir de cinéma aujourd'hui.

Il faudra patienter jusqu'à mardi minuit pour être bousculé, avec le Je t'aime moi non plus (1975) de Serge Gainsbourg diffusé sur Arte.

Mercredi à 21 h 45, on fera un petit tour à Avignon pour voir L'acte inconnu, une pièce de Valère Novarina, en direct du Palais des Papes.
Les plus aventureux pourront enchaîner avec, toujours sur Arte, Ma mère (2003), le 2ème long métrage de Christophe Honoré, le réalisateur de Dans Paris et des Chansons d'amour, sur une mère qui initie son fils à la perversité.

Soirée cinéma à nouveau jeudi : en première partie, Tatie Danielle (1990) d'Etienne Chatillez sur France 3 concurrence à elle seule Marcello Mastroianni, Michel Picoli et Philippe Noiret dans La grande bouffe (1973), tandis qu'en deuxième partie de soirée L. 627 (1992) de Bertrand Tavernier sera diffusé sur France 3.

Mais c'est vendredi 13 que la journée promet d'être aussi épuisante que passionnante. Début du voyage à 14 h 15 avec France 5 qui nous fait vivre La conquête du K 2, ou comment, il y a plus de cinquante ans, le 31 juillet 1954, une équipe italienne réalisa la première du terrible K 2, le 2ème sommet du monde après l'Everest.
On pourra ensuite passer la soirée au théâtre : après Terrasse des festivals, le magazine de Philippe Lefait consacré cette semaine au festival d'Avignon, France 2 diffusera L'homme qui danse : la naissance de Ferdinand, captation du formidable spectacle de Philippe Caubère.
Des réjouissances d'ailleurs à suivre puisque la chaîne diffusera l'intégralité des six volets de L'homme qui danse tout au long de l'été .
On n'est pas couché ...

P.S. : Autre rendez-vous à ne pas manquer, le 31 juillet, France 2 consacrera une soirée spéciale aux Chorégies d'Orange, avec la retransmission, depuis le théâtre antique, du Trouvère de Verdi, avec Roberto Alagna dans le rôle-titre et l'orchestre national de France.

Image : Philippe Caubère