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Tag - anniversaire

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mercredi 17 octobre 2007

La Galerie des Gobelins

galerie des Gobelins, restaurationLa manufacture des Gobelins a été créée sous le règne d'Henri IV en 1601.

Mais c'est avec Louis XIV qu'elle prit toute son ampleur, devenant Manufacture Royale à l'initiative de Colbert.
Sous l'autorité de Charles Le Brun, elle produisit des tapisseries de haute qualité destinées à l'ameublement des Maisons royales et aux présents diplomatiques, établissant ainsi sa réputation bien au delà des frontières de la Couronne.

Par la suite, son activité déclina, notamment en raison des difficultés financières de l'Etat. Elle retrouva quelque vigueur sous l'impulsion de Napoléon, qui voulait que ses productions soient "le principal ornement des maisons impériales".

Incendiée par les Fédérés en 1871, la manufacture nationale des Gobelins fut reconstruite au début du XXème siècle selon les plans de Jean-Camille Formigé, Grand prix de Rome et architecte du métro aérien.

Rattachée à l'administration du Mobilier national depuis 1937, sa galerie a été fermée en 1972 pour des raisons de place.

Après d'importants travaux de rénovation, elle a rouvert en mai dernier, quelques quatre cents ans après sa création, afin de présenter au public tapisseries, tapis, meubles et objets d'arts issus des ateliers du Mobilier national et des trois manufactures nationales (Gobelins, Beauvais et la Savonnerie).

Son exposition inaugurale Les Gobelins 1607-2007, Trésors dévoilés, quatre siècles de création, prolongée jusqu'au 25 novembre prochain, met formidablement en avant ce bel ancrage dans l'histoire du patrimonial national.

Mais elle est également, pour le non-initié, une révélation : celle des créations issues chaque année de ses ateliers, des merveilles qui « tombent du métier », pour reprendre l'expression consacrée par la profession.

C'est notamment ce que l'on verra demain, avec la visite de l'exposition...
A très bientôt.

Galerie des Gobelins
42, avenue des Gobelins – Paris 13ème
Exposition Les Gobelins 1607-2007, Trésors dévoilés jusqu'au 21 novembre 2007
Tlj sauf le lundi de 12 h 30 à 18 h 30
M° Gobelins, bus 27, 47, 83 et 91

On peut aussi visiter les ateliers des manufactures toute l'année, les mardi, mercredi et jeudi de 14 h à 16 h 30 (10 €, TR : 7,50 €)

mardi 4 septembre 2007

Chorus : un anniversaire enchanté

Chorus numéro soixanteQuinze ans déjà ! Voici quinze ans qu'au premier jour de chaque saison, Chorus paraît, après l'aventure de Paroles et musiques qui a duré dix ans, pour en arriver cet été à son soixantième numéro.

A l'occasion de ce bel anniversaire, la revue de référence de la chanson francophile nous offre une livraison exceptionnelle.

Revenant sur quinze ans de travail passionné de sélection du meilleur de la chanson, tous genres confondus, la rédaction a concocté son « Top 60 » des albums de ces quinze dernières années, « ceux qu'il convient absolument de posséder dans sa discothèque », comme le souligne le rédacteur en chef, Fred Hidalgo.

« Et voilà ces types qui se penchent sur nos mots, nos notes, nos contextes, nos petites personnes ; ces journalistes qui ont vraiment écouté, jusqu'au bout, et qui visiblement ne nous confondent pas avec un présentateur télé ou un footballeur ».

Ces mots que Jean-Jacques Goldman a écrits depuis sa retraite (lire l'intégralité de la lettre en ouverture de la revue) décrivent parfaitement la qualité de Chorus, qui se livre à une tâche d'autant plus nécessaire qu'elle n'est menée nulle part ailleurs dans la presse avec une telle curiosité et un tel sérieux.

Le « Top 60 » de la rédaction, donc, on y revient, et on l'adore : Souchon-le chouchou arrive en tête, avec C'est déjà ça, puis encore deux fois dans le classement avec La vie Théodore et Au ras des pâquerettes.
Un tel palmarès valait bien une interview, à laquelle l'artiste s'est prêté avec – c'était bien le moins – une bonne humeur toute folle de joie.

On retrouve bien sûr dans la sélection les « magnifiques » de la chanson française : Alain Bashung (Fantaisie militaire et L'imprudence), Claude Nougaro (Embarquement immédiat), Christophe (Comme si la terre penchait), Jacques Higelin (Paradis païen), Juliette (Mutatis mutandis et Rimes féminines), Francis Cabrel (Samedi soir sur la terre, Hors saison et Les Beaux Dégâts)...

Mais les plus jeunes sont plébiscités aussi, et c'est là tout Chorus : on ne peut les citer tous mais ce n'est que justice que Thomas Fersen (Le Bal des oiseaux, 4 et Pièce montée des grands jours), Benabar (Bon anniversaire), Camille (Le Fil) ou Raphaël (Caravane) soient de la partie.
Car justement, Chorus s'est toujours attaché à déceler et porter haut dans ses pages les nouveaux talents.
La rédaction est donc également revenue, dans ce soixantième numéro, sur les quinze « grandes découvertes », une par année, depuis 1992, donnant la parole à chacun des heureux élus sur les sentiments qu'ils ont gardés de leurs débuts, les artistes qui leur ont donné « l'envie », leurs sources d'inspiration...

Voici un extrait de ce qu'a répondu Vincent Delerm, où on vérifie que l'enfant gâté de la nouvelle chanson française a non seulement bon goût, mais aussi le sens du respect, et celui de l'humour :

« Je suis venu à la chanson en écoutant des disques, en allant aux concerts, en me disant que ce devait être marrant d'être Alain Souchon, que je retrousserais les manches au-dessus du coude comme Alain Souchon justement, dont j'aimais l'attitude, la séduction ; que derrière mon piano j'aurais la même position de jambes que Michel Berger ; que je m'habillerais en noir comme Barbara, qui m'impressionnait par son perfectionnisme, sa théâtralité... Sheller en solitaire, Romain Didier, Michel Berger ou Barbara ont fait que j'ai choisi le piano pour chanter ».

On aime bien aussi ce que dit le tout jeune Raphaël : « Je pense qu'écrire des chansons, c'est d'abord pour se faire plaisir à soi-même, un truc pour se rendre heureux (...). Et cela prend encore une autre valeur quand, dans un deuxième temps, ces chansons sont découvertes par les gens, qui se les approprient. On se nourrit de tout ce que l'on voit. On est saisi, tous les jours, par les contrastes de la vie. Par la beauté des choses. Par la tristesse ».

Ils sont donc quinze ; quinze à prendre, avec Chorus, ces accents de sincérité.
Allez vite les lire, les écouter et faire votre marché.

Chorus, les cahiers de la chanson
N° 60, été 2007
En kiosque et sur abonnement, 13 €
Site : www.chorus-chanson.fr