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mardi 15 septembre 2009

Le Festival d'Automne à Paris, c'est parti !

Le Festival d'Automne à Paris 2009C'est aujourd'hui que démarre la 38ème édition du Festival d'Automne à Paris.

Au fil de 63 propositions de haute tenue (cette exigence de qualité est une constante de la manifestation), elle sera l'occasion de faire le plein de sorties théâtre, danse, musique, cinéma, arts plastiques mais aussi poésie avec le collectif d'artistes Polyphonix les 6 et 7 novembre au CENTQUATRE, nouveau lieu d'accueil du Festival, tout comme le musée du Louvre, la FIAC ou la Maison Rouge.

Les partenaires traditionnels seront cette année encore au rendez-vous : l'Opéra national de Paris, la Cité de la Musique, les théâtres de la Ville, de la Bastille, de la Cité Internationale, de Gennevilliers... et bien d'autres encore.

L'aventure commence fort dès ce soir avec L'Opéra de quat'sous de Brecht mis en scène par Bob Wilson au théâtre de la Ville (jusqu'au 18 septembre), Ordet à partir de demain au théâtre du Rond-Point, Johannes Brahms et Wolfgang Rihm, avec la soprano Nathalie Dessay et l'orchestre philharmonique de Radio-France le 18 à la salle Pleyel...
Côté arts plastiques, on pourra aller voir les drôles de bobines de Ugo Rondinone au jardin des Tuileries, incarnant les douze mois de l'année près du grand bassin, ainsi qu'une nouvelle installation de cet artiste suisse à l'oeuvre protéiforme, intitulée How does il feel ? (Comment se sent-il ?), présentée au CENTQUATRE (le tout du 17 septembre au 15 novembre). Autre artiste singulier, Jean-Jacques Lebel expose à la Maison Rouge, non seulement ses propres créations, mais aussi des oeuvres de Füssli, Arcimboldo, Duchamp, Picasso... ou encore d'art premier.
En danse, le choix sera vaste tant en découvertes qu'en noms illustres. A noter, du 2 au 12 décembre au théâtre de la Ville, Nearly Ninety, du chorégraphe Merce Cunningham, disparu le 27 juillet dernier : une programmation qui prend soudain le tour d'un hommage.
Le Festival se déroule jusqu'au 19 décembre, et nous promet, d'ici là, un bel été indien dans la Capitale. A prévoir dès maintenant.

Pour tout savoir sur la 38ème édition du Festival d'Automne à Paris, les artistes, les dates, les lieux, etc :
Le site du Festival d'Automne

mercredi 15 juillet 2009

PHotoEspaña 2009. Madrid

Photoespana 2009, Resiliencia, Instituto CervantesFestival de photographie et d'arts visuels réunissant grands noms et jeunes découvertes, PHotoEspaña célèbre cette année sa 12ème édition.
Le thème choisi, Le quotidien, est une nouvelle occasion d'approcher la photographie sous les angles historique et sociologique, comme c'était déjà le cas en 2005 notamment avec La Ville, sous le commissariat d'Horacio Fernández.

Concentrée à Madrid pour l'essentiel, la manifestation se déroule aussi à Cuenca en Castille et à Lisbonne, dont est originaire le commissaire général 2009, Sérgio Mah.

Selon la directrice actuelle de PHotoEspaña, la française Claude Bussac, Lo cotidiano est une tendance lourde du travail photographique contemporain.
De fait, cette thématique permet de rassembler un grand nombre d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, dans une profusion d'expositions soutenues majoritairement par des fonds privés - les institutions publiques, dont la Communauté de Madrid et le ministère de la Culture assurant le tiers du financement.
A Madrid, la manifestation bénéficie d'espaces aux volumes impressionnants. Les œuvres y sont donc abondantes, les présentations claires et les conditions de visite très confortables. Sans compter la gratuité des quelques soixante-dix expositions proposées, leur concentration géographique, la largesse des heures d'ouverture (le plus souvent jusqu'à 21 h)... et la qualité des artistes choisis.
De quoi justifier la popularité du festival qui, en moins de deux mois réunit chaque année plus de 600 000 visiteurs.

Inauguré le 3 juin dernier, PHotoEspaña se clôture officiellement le 26 juillet 2009.
Un certain nombre d'expositions se poursuivront tout de même plus avant dans l'été.
Tel sera le cas de celles de Sergey Bratkov à la Communidad de Madrid et de Gerhard Richter à la Fundación Telefónica, toutes deux visibles jusqu'au 30 août, mais aussi du conceptuel The Atlas Group (1989-2004. Un proyecto de Walid Raad (sur la vie des habitants de Beyrouth entre 1989 et 2004, à voir au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia jusqu'au 31 août).

Côté découvertes, l'exposition collective Resiliencia à l'Instituto Cervantes présente jusqu'au 20 septembre les productions de dix jeunes artistes retenus lors de l'édition 2009 de Descubrimientos PHE en Amérique Latine, dont certains sont particulièrement frappants dans leur façon de révéler les mutations de leur continent.
Dans ses grands clichés, le péruvien Morfi Jiménez a trouvé une distance si juste vis-à-vis de ses sujets, vieillards, enfants, déshérités, avec ce regard respectueux digne des plus grands photographes humanistes, que l'émotion qu'ils procurent feraient presque oublier la superbe esthétique de la photo, ni tout à fait noir et blanc ni tout à fait couleur.

Photoespana 2009, Annie LeibovitzOn pourra également parcourir jusqu'au 6 septembre Vida de una fotógrafa 1990-2005 d'Annie Leibovitz à la Communidad de Madrid, rétrospective de près de 200 photos que les Parisiens ont eu l'occasion de voir à la Maison européenne de la photographie l'été dernier (lire le billet du 20 juin 2008 ''Annie Leibovitz, A photographer's life, 1990-2005'').

PHotoEspaña 2009
XIIème édition Lo Codidiano
Madrid, Cuenca, Lisbonne, du 3 juin au 26 juillet 2009

Images : Óscar Fernando Gómez Rodríguez, série "La mirada del taxista", 2008 © Óscar Fernando Gómez Rodríguez
et Annie Leibovitz. Nicole Kidman, New York, 2003. From "Annie Leibovitz : A photographer's Life © Annie Leibovitz

mercredi 3 juin 2009

Paris en toutes lettres. Première édition

Festival Paris en toutes lettres, première éditionQuoi de neuf à Paris en ce beau mois de juin ? Un festival littéraire ! Du 4 au 8 juin, Paris fera la fête à la littérature pendant cinq jours avec cette toute première édition de Paris en toutes lettres.
Le programme met en appétit. Extraits.

- Un parcours à travers Paris et ses auteurs autour de textes qui évoquent la capitale : des écrivains contemporains (Jacques Roubaud, Chantal Thomas, Nancy Huston...) parlent des auteurs du passé (Raymond Queneau, Roland Barthes, Anaïs Nin...) et des comédiens en lisent de grands textes (Laurent Poitrenaux / Georges Perec, Julie Depardieu / lettres de Violette Leduc, Benoît Poelvoorde / Emmanuel Bove...), tandis qu'Olivier Rolin, Daniel Pennac, Eric Reinhardt, Emmanuel Guibert et bien d'autres participent à des lectures-rencontres.

A suivre aussi : la Comédie-Française sur le pont des Arts ; le bus "Exercices de style de Raymond Queneau" ; des promenades littéraires autour de Picasso, Ernt Jünger, Hélène Berr... Et, samedi 6, une soirée Modiano au Centquatre et sur France Culture.

- Des hommages aux voix étrangères d'hier et d'aujourd'hui avec Atiq Rahimi, Go Xingjian (Prix Nobel de littérature 2000), Alain Mabanckou... Egalement, des conférences et des débats sur le thème de l'hospitalité, notamment un débat sur le thème L'Europe, terre d'hospitalité littéraire ? avec Pierre Bergounioux et Jorge Semprun dimanche 7 à 18 h à la Cité européenne des Récollets.

- Plus largement, des scènes ouvertes à la littérature contemporaine, pour donner à tous l'envie de lire : des lectures-rencontres avec des auteurs (Pierre Guyotat, Tanguy Viel, Stéphane Audeguy, Emmanuel Carrère...), mais aussi des chanteurs (Thomas Fersen, Brigitte Fontaine...).

Sont programmées des manifestations dans les bibliothèques de la Ville de Paris (notamment pour la jeunesse), qui proposeront également un parcours Boris Vian à l'occasion du cinquantenaire de sa mort.

Libraires et bouquinistes s'associent aussi à l'événement. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot (pour Paris, 15 promenades sociologiques, aux éditions Payot) seront à la Librairie Compagnie rue des Écoles dans le 5° jeudi 4 à 18 h, Daniel Pennac au Dragon savant rue de la Villette dans le 19° samedi 6 à partir de 17 h...

Toutes les manifestations (sauf exception) sont en accès libre et sans réservation, dans la limite des places disponibles.

Pour en savoir plus : le site Culture de la Ville de Paris

dimanche 22 mars 2009

Les 21e Rencontres Cinémas d'Amérique latine à Toulouse

Rencontres des cinemas d'Amerique latine de Toulouse 2009Les Rencontres des Cinémas d'Amérique latine ont démarré ce vendredi jour du printemps et se déroulent jusqu'au dimanche 29 mars à Toulouse.

Conformément à une tradition désormais bien établie, elles seront l'occasion de distinguer les films les plus marquants de la production cinématographique contemporaine venue d'Amérique latine, avec :

- le Grand Prix Coup de cœur et le Prix du Public Intramuros (sept longs métrages inédits en France),
- le Prix Découverte de la Critique Française de Cinéma et ceux des Cheminots Cinéphiles (six premiers films inédits en France),
- le Prix de la FIPRESCI (premiers films),
- le Prix Signis, qui récompensera l'un des sept documentaires en compétition,
- les prix Courtoujours du CROUS et Signis des meilleurs courts-métrages.

Egalement au programme de ces 21e Rencontres :
- Otra mirada / Autre regard : un zoom sur des longs-métrages repérés pour leur traitement formel original
- Un panorama de la production récente, présentée pour la première fois à Toulouse
- Une rétrospective sur le documentaire chilien post-dictature
- Un hommage aux cinquante ans de cinéma cubain, lancé grâce à la naissance de l'Institut Cubain de l'Art et de l'Industrie en mars 1959
- Un retour sur le Jeune cinéma argentin, vague novatrice apparue il y a une dizaine d'années
- Des sélections spéciales pour le jeune public
- Les rendez-vous des professionnels : Cinémas en Construction pour aider des films en post-production, Cinéma en Développement, plateforme de projets et Cinéma sans Frontière, nouvelle initiative pour promouvoir la diffusion des œuvres, soutenue par l'Union Européenne et qui permettra à une trentaine de professionnels d'Europe et d'Amérique latine de se réunir et d'échanger.

Et bien sûr, cette très sympathique manifestation fait la part belle aux rencontres - à la librairie Ombres Blanches notamment -, aux débats, aux concerts, sans oublier le tango avec projection de films, démonstration et... initiation.

Toutes les infos sur
le site de l'Association Rencontres Cinémas d'Amérique Latine de Toulouse
Et aussi :
Peliculas, le journal sur Mediapart
Le blog sur arte.tv

vendredi 3 octobre 2008

A Toulouse : Cinespaña 2008

Cinespana 2008Ce vendredi 3 octobre, Cinespaña redémarre pour une treizième édition de promotion du cinéma espagnol en France.

Six distinctions seront remises samedi 11 octobre au cours de la soirée de clôture, honorée de la présence du parrain du festival, Jorge Semprún :
- la Violette d'Or du Meilleur long métrage ;
- le Prix du Meilleur court métrage ;
- le Prix du Meilleurs Documentaire du jury Raíces ;
- le Prix Révélation descerné par le jury Etudiant ;
- le Coup de coeur des lecteurs de la Dépêche du Midi ;
- mais aussi le film préféré du public.

Cette année, un hommage est rendu au comédien (plus de deux cents rôles), réalisateur (trente films) et écrivain Fernando Fernán Gómez, tandis que la rétrospective est consacrée, en sa présence, au directeur de la photo lauréat de quatre Goyas, José Luis Alcaine. Chef opérateur de plus de cent films, il a notamment travaillé avec Pedro Aldomovar dans Attache-moi et Volver.
A noter aussi, le cycle scolaire mis en place avec l'Inspection Académique de Midi-Pyrénées qui présente une sélection de films aux collégiens et lycéens.
Enfin, la convivialité promet d'être comme toujours de la partie dans la cour de la Cinémathèque de Toulouse avec des rencontres-débats, apéro-concerts et autres rendez-vous au restaurant ou au bar à tapas.
Bon festival à tous !

Les lieux de Cinespaña
A Toulouse :
Cinémathèque - 69 Rue du Taur
Instituto Cervantes - 31 Rue des Châlets
Cinéma ABC au centre culturel Alban Minville 67 Allée de Bellefontaine
où l’ABC s’est transporté pour la durée de ses travaux de rénovation
Cinéma UGC - 9 allées Franklin Roosevelt
Ecole Supérieure d’Audiovisuel (ESAV) - 56 Rue du Taur
Casa de España - 85 avenue des Minimes
Cinéma Utopia - Rue Montardy
A Tournefeuille
Cinéma Utopia - Allées des Sports (31170)
Et pour tout savoir sur la programmation : Cinespaña 2008

mercredi 3 septembre 2008

Le Festival d'Automne à Paris

Festival d'Automne à Paris 2008Pour sa 37ème édition, le Festival d'Automne à Paris proposera cette année encore une multitude de manifestations, spectacles de théâtre et de danse, concerts, mais aussi arts plastiques et cinéma. Au total, une cinquantaine de propositions placées sous le signe de la découverte animeront la rentrée parisienne dès le 13 septembre et jusqu'au premier jour de l'hiver.

Le Japon fera l'objet d'un éclairage particulier avec par exemple la rencontre de la comédienne Jeanne Balibar et du chorégraphe Boris Charmatz, fidèle du Festival d'Automne, pour un hommage à Tatsumi Hijikata dans La Danseuse malade (Théâtre de la Ville, du 12 au 15 novembre).
Toujours côté danse, le Centre Pompidou accueillera du 26 au 30 novembre la française Régine Chopinot pour une nouvelle création radicale Cornucopiae qui réunira dix interprètes dont Régine Chopinot soi-même.

En art dramatique, sera donné le fameux Triptyque du pouvoir de Guy Cassiers présenté à Avignon cet été (Théâtre de la Ville, du 19 septembre au 10 octobre). Le poétique François Tanguy sera lui accueilli à l'Odéon - Théâtre de l'Europe/Ateliers Berthier avec Ricercar à partir du 23 septembre.

August Strindberg, Spiro Scimone, William Shakespeare, Lewis Carroll, Marivaux seront également au programme dans des lieux aussi variés que les théâtres de la Bastille, du Rond-Point, de Nanterres-Les Amandiers...

Liste non exhaustive, loin de là : aller sur le site du Festival d'Automne à Paris pour une présentation complète, car il y en a vraiment pour tous les goûts et toutes les disciplines. De quoi vous souhaiter de belles découvertes et une belle rentrée à tous !

lundi 28 juillet 2008

Festival International des jardins 2008

Festival international des jardins de ChaumontChaumont sur Loire, c’est d’abord un château, posé au dessus du fleuve, qui fut occupé par Catherine de Médicis puis Diane de Poitiers. On peut visiter, entre autres, les chambres de l’une et de l’autre. Mais le parc n’a été créé qu’au XIXe siècle.
Depuis 1992, une trentaine de parcelles limitées par des charmilles sont offertes à l’aménagement de jardiniers inventifs, avec un thème différent chaque année.

Lorsqu’on se déplace d’œuvre en œuvre, avec le même soleil particulièrement généreux ce jour-là, on est absolument frappé par la variété d’ambiances complètement différentes que l’agencement de matériaux et végétaux peut provoquer. Visiter ce festival, c’est faire provision d’idées d’aménagement de son jardin pour des années.

Des idées de matériaux : des cadres de branches de bouleau qui relevés comme des stores peuvent abriter de corbeilles de fleurs ; des « murs » de pierres volcaniques (elles sont enfilées sur des pieux), restent transparents et permettent l’accrochage de plantes de rocailles ; des assemblages de dalles de schistes, tantôt droites, tantôt couchées, de face ou de profil, sèches ou mouillées, composent des tableaux tout en nuances.

Des idées végétales : associations de choux bleus et fleurs aériennes ; un parterre de plantes rampantes qui dessinent un motif ondulant aux couleurs apaisantes ; et même un damier de persil (double) et de serpolet !
Les jardiniers peuvent aussi faire preuve d’humour : le jardin poubelle (accumulation de cagettes, pots et vieux bidons que les plantes semblent avoir squatté) ; le « repos éternel » (des chaises longues en osier posées sur des rectangles de pelouse ou gravier rappelant fort des tombes) ; « le Parfait » aux murs d’argile qui laissent dépasser des bocaux de conserve remplis des produits du jardinage.

Mais certains jardins constituent dès l’entrée des chocs esthétiques : « Réflexions » est un bassin de plantes aquatiques surmonté d’ailettes d’aluminium et plastique devenues de petits miroirs scintillants au dessus de l’eau ; le jardin « Ville de Lyon » est une grande demi-sphère de métal remplie de plantes, prise dans un hamac de géant au dessus d’un parterre de miroirs brisés ; la très grande rigueur de « Sharing » quant au dessin, à la couleur : sur des carrés égaux se dressent 1, puis 4, puis 16 puis 64 trembles.

Mais les discours, les photos sont de piètres moyens pour rendre compte de la magie de ces lieux. Si les prochaines années verront d’autres créations, le visiteur peut retrouver les installations permanentes, comme ce vallon des brumes, à traverser lentement au sein d’une végétation luxuriante.

Festival International des jardins 2008, « Les jardins en partage »
Domaine de Chaumont sur Loire
Jusqu’au 19 octobre, tous les jours de 9h 30 à la tombée de la nuit
Tarif individuel festival : 9 € (expositions incluses)
Tarif réduit : 6,50 € (enfants de 12 a 18 ans, étudiants...)
Enfants de 6 a 12 ans : 3,50 € (gratuit pour les moins de 6 ans)
Billet couplé : visite du Festival et du château a 15 €

vendredi 28 mars 2008

Les 20èmes Rencontres cinémas d'Amérique Latine de Toulouse

Les 20èmes rencontres cinémas d'Amérique Latine de Toulouse Depuis vingt ans désormais, les Rencontres invitent le public à la découverte de la création cinématographique contemporaine, mais aussi à revisiter le patrimoine de l'Amérique Latine à travers les grands réalisateurs qui ont marqué le siècle dernier.

Ouverture de la manifestation ce soir à la Cinémathèque de Toulouse avec la projection en avant-première de Maré, nossa historia de amor de Lúcia Murat (Brésil, 2007).
A signaler, parmi la large programmation qui s'étendra jusqu'au jusqu'au 6 avril :
- dimanche 30 mars, Limite (Brésil, 1931), film muet de Mário Peixoto, plongée dans les fantasmes et angoisses de trois jeunes gens à la dérive au milieu de l'océan. Sa restauration n'aurait pas été possible sans le travail d'archivistes obstinés et l'implication de Walter Salles (le réalisateur de Carnets de voyage), permettant ainsi sa projection en mai dernier lors du 60ème Festival de Cannes.
- jeudi 3 avril, A pedra do reino de Luis Fernando de Carvalho (Brésil, 2007), film fleuve de 3 h 48 qui raconte les mémoires familiales du vieux clown Quaderna. Petit événement technologique aussi puisqu'il s'agira de la 1ère projection en HD numérique de la ville rose...

Le 5 avril, sept prix seront décernés, dont le Grand Prix Coup de Coeur ; sélection de sept longs-métrages dans laquelle le public toulousain choisira également "son" film avec le Prix du Public Intramuros.

Et comme chaque année depuis 7 ans à Toulouse, mais aussi au Festival International de Donostia-San Sébastian, Cinéma en construction réunira des professionnels pour désigner le projet cinématographique en cours qui recevra une aide pour sa finalisation.
Lors du dernier Festival de Cannes, six films issus de Cinéma en construction étaient ainsi présents dans différentes sections, dont El bano del Papa de Enrique Fernández et César Charlone, en ce moment à l'affiche, El Asaltante de Pablo Fendrik (présenté en avant-première mercredi 2 avril), ou encore Párpados azules de Ernesto Contreras.

Programme complet, sélections et ensemble des manifestations :
20èmes Rencontres cinémas d'Amérique Latine de Toulouse

Et sur les 19èmes Rencontres :
billet du 15 mars 2007
Voir aussi le palmarès

vendredi 8 février 2008

19ème festival de cinéma Travelling à Rennes : viva Buenos Aires

19ème festival de cinéma de Rennes Métropole, Travelling, Buenos AiresDu 9 au 19 février, pour sa 19ème édition, Travelling, le festival de cinéma de Rennes Métropole met Buenos Aires à l'honneur.
La programmation permettra de découvrir ou de redécouvrir près d'un siècle de cinéma argentin depuis les films du muet jusqu'au renouveau de ces quinze dernières années.
Outre un hommage à David José Kohon, figure majeure de la « Génération des années 1960 », la sélection de quelques soixante-dix films mettra l'accent sur le cinéma politique argentin : la période de la dictature (1976 à 1983), à travers des oeuvres majoritairement de fiction, mais aussi le cinéma documentaire militant et engagé.
Les festivaliers pourront rencontrer les réalisateurs d'aujourd'hui autour des projections de leurs films : Daniel Burman, réalisateur notamment du Fils d'Elias, Martin Rejtman, Diego Lerman, Carmen Guarini entre autres.
Naturellement, cette plongée cinématographique au coeur de la capitale argentine sera l'occasion d'évoquer (voire pire) le tango, danse mélancolique entre toutes.
Ainsi, mercredi 13, l'auteur-compositeur-interprète Juan Carlos Caceres improvisera sur l'un des premiers films muets argentins Nobleza gaucha de Eduardo Martinez de la Pera et Ernesto Gunche, tourné en 1915. On pourra aussi voir ou revoir le très beau Assassination Tango de et avec Robert Duvall. Mais, vendredi 15, on quittera les bons vieux fauteuils de cinéma pour aller danser toute la soirée, après avoir pris, si nécessaire, quelques cours de tango avec Adrian et Amanda...

Invités, programmation, calendrier et tous autres renseignements sur le site www.clairobscur.info

mardi 2 octobre 2007

Art roman et musique de chambre au Festival de Saint-Lizier

Festival de musique de Saint-LizierEn se baladant sur les routes de l'Ariège, on ne peut louper, juste avant d'arriver à Saint-Girons, sur le coteau de la la rive droite du Salat, la petite ville de Saint-Lizier.

Si son Palais des Papes s'étale avec superbe, sa cathédrale romane, elle, est presque dissimulée. On aperçoit à peine son clocher octogonal du XIVème siècle, au style pourtant particulier, dit toulousain.

Que ce coup d'oeil soit une invite à aller découvrir la cité d'origine gallo-romaine, devenue plus tard capitale religieuse du Couserans, blottie au pied des Pyrénées.

L'édifice roman abrite de magnifiques fresques, attribuées au Maître de Pedret, artiste anonyme espagnol auteur de nombreuses fresques murales, et probablement réalisées avant la consécration de la cathédrale en 1117.
Le cloître gothico-roman à deux étages est adorable de simplicité, avec ses fines colonnes en marbre surmontées de chapiteaux décorés à détailler très tranquillement.

Si par bonheur cette flânerie tombe fin juillet-début août, le visiteur sera surpris, en cette contrée belle mais sauvage, de voir entrer, en début de soirée, des musiciens vêtus de noir et se réunir, avec une joie toute intime, une petite foule de mélomanes fidèles : ce sont pour la plupart les mêmes que ceux de l'année dernière et pour certains, on le jurerait, les mêmes depuis plus de trente ans.

Le festival de musique de Saint-Lizier en Couserans, pour cette 36ème édition, a la promotion toujours aussi discrète, un affichage inexistant, un site internet réduit à sa plus simple expression.

Peu importe, en ce 9 août 2007, pour le dernier concert de la saison, comme pour les précédents, la cathédrale est pleine.
Et c'est à des Schubertiades (1), thème exclusif du festival 2007, que le public répond à nouveau présent.

Programme particulièrement raffiné ce soir-là : entrée très convaincante, avec la Sonate en la mineur pour arpeggione et pianoforte, interprétée sur instruments historiques par Christophe Coin – fondateur du Quatuor Mosaïques, directeur artistique de l'Ensemble baroque de Limoges – et David Lively, le directeur artistique du festival, suivi d'une romantissime Fantaisie en do « Wanderer » pour pianoforte, avant de finir par le bel ensemble associant Christophe Coin à l'arpeggione et le Quator Terpsycordes (Genève) pour un Quintette à cordes en ut majeur.

A l'entracte, pendant qu'une partie du public se désaltérait à la terrasse qui fait face au portail de la cathédrale, l'autre déambulait dans le cloître délicatement mis en lumière.
Il paraît que certains soirs, David Lively y organise de façon impromptue quelque passionnante causerie.
Douce, joyeuse et belle ambiance.

pour aller à Saint-Lizier Festival de Saint-Lizier en Couserans
tél. : 05 61 66 67 89
mél. : festival-de-saint-lizier@worldonline.fr
Places : 15 € à 35 € (TR : 10 € à 30 €). Abonnements.
Cliquer sur la carte pour l'agrandir

(1) nom donné aux soirées au cours desquelles les amis de Schubert se réunissaient autour de l'artiste pour écouter ses créations

mardi 10 juillet 2007

Beaux hommages à La Rochelle

Muriel ou le temps d'un retourLe 35ème Festival International du Film de La Rochelle s'est achevé hier 9 juillet. Comme chaque année depuis 1973, il y eut abondance de découvertes, hommages, rétrospectives ... en dehors de tout jury et compétition.

Avec 200 films dont 150 longs métrages de fiction, le programme était chargé.
Il fut l'occasion de rendre hommage aux finlandais Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio, à l'autrichien Ulrich Seidl, au japonnais Isao Takahata ainsi qu'au français Jean-Paul Rappeneau dont la filmographie fut projetée en intégralité ; mais aussi de découvrir, à travers seize films, les cinéastes iraniennes d'aujourd'hui.

Les traditionnelles rétrospectives de réalisateurs et acteurs disparus étaient placées sous le signe de la diversité : entre celles consacrées à John Ford et au « cinéma muet et érotisme », une troisième mettait à l'honneur Delphine Seyrig.

L'inoubliable fée de Peau d'Anne ("Mon enfant, ..."), comédienne de théâtre et de cinéma, mais aussi réalisatrice de documentaires, militante féministe, fut découverte au cinéma grâce à Alain Resnais qui l'engagea dès 1960 pour tourner L'Année dernière à Marienbad (Lion d'or de la Mostra de Venise en 1961).

Elle travailla ensuite avec les plus grands, Jacques Demy, François Truffaut (Baisers volés), Marguerite Duras (La Musica, India Song...), Luis Buñuel ...
Au théâtre, elle interpréta Harold Pinter (La Collection, L'Amant) et Peter Handke (La Chevauchée sur le lac de Constance).

Après L'année dernière à Marienbad, Alain Resnais ne tarda pas à faire appel à elle une nouvelle fois pour jouer dans Muriel ou le temps d'un retour, qui obtint le prix de la critique à la 24ème Mostra de Venise en 1963.
Son regard troublant, sa voix singulière ne sont pas pour rien dans l'ambiance étrange et dérangeante de Muriel ....
Film magistral sur le poids du passé, sur la construction d'un présent dont l'histoire a pour cadre Boulogne-sur-Mer, ville touchée par les bombardements et reconstruite à la hâte.
S'y croisent les souvenirs de la Seconde guerre mondiale, de la guerre d'Algérie (qui venait alors de s'achever et constituait un sujet totalement tabou) et des amours de jeunesse.
Comment reconstruire, vivre dans un aujourd'hui « neuf » alors que les erreurs du passé, les choix que l'on a fait ou les événements qu'on a subis ne veulent pas disparaître ?
Les personnages d'Hélène (Delphine Seyrig) et de son beau-fils, Bernard (remarquablement interprété par le tout jeune Jean-Baptiste Thierrée) sont poignants. En contre-point, Françoise incarne une légèreté et un ancrage dans le présent que seule l'absence de souvenirs pesants semble autoriser.
Entre eux, le personnage d'Alphonse, l'ancien amant d'Hélène peu scrupuleux, opportuniste et insincère croit pouvoir faire « comme si ». Mais il participe lui aussi de l'Histoire et ne peut lui échapper...

Muriel ou le temps d'un retour est un hommage à saluer à double titre, pour l'actrice littéralement extraordinaire, disparue en 1990, que fut Delphine Seyrig et pour le cinéaste exceptionnel qu'Alain Resnais demeure depuis près de cinquante ans.

Festival International du Film de La Rochelle

lundi 9 juillet 2007

Et si on allumait la télé en juillet ?

l'homme qui danseLe programme peut commencer dès ce soir, mais sans aucune obligation....

Un lundi pourtant susceptible de satisfaire au moins deux générations. Les baby-boomers nostalgiques seront rivés sur France 2 de 21 h à plus de minuit : le diptyque de Denys Arcand sur les soixante-huitards-que-sont-ils-devenus, bavard et d'une complaisance à peine dissimulée, est diffusé ce soir, le deuxième (Les invasions barbares, 2003) en premier et le premier (Le déclin de l'empire américain, 1985) en dernier.

Leurs enfants se rabattront-ils sur M6, qui propose, à 22 h 15, Nos enfants chéris (2003), comédie de Benoît Cohen, avec Mathieu Demy et Romane Boringher entre autres ? Film générationnel aussi, où des trentenaires, qui avec son conjoint, qui avec ses gosses et qui avec son célibat, se retrouvent l'été dans une grande maison de famille. Je te trompe, tu me trompes, je pédale et je m'embrouille... à l'époque, un joli succès public mais certainement pas un immense souvenir de cinéma aujourd'hui.

Il faudra patienter jusqu'à mardi minuit pour être bousculé, avec le Je t'aime moi non plus (1975) de Serge Gainsbourg diffusé sur Arte.

Mercredi à 21 h 45, on fera un petit tour à Avignon pour voir L'acte inconnu, une pièce de Valère Novarina, en direct du Palais des Papes.
Les plus aventureux pourront enchaîner avec, toujours sur Arte, Ma mère (2003), le 2ème long métrage de Christophe Honoré, le réalisateur de Dans Paris et des Chansons d'amour, sur une mère qui initie son fils à la perversité.

Soirée cinéma à nouveau jeudi : en première partie, Tatie Danielle (1990) d'Etienne Chatillez sur France 3 concurrence à elle seule Marcello Mastroianni, Michel Picoli et Philippe Noiret dans La grande bouffe (1973), tandis qu'en deuxième partie de soirée L. 627 (1992) de Bertrand Tavernier sera diffusé sur France 3.

Mais c'est vendredi 13 que la journée promet d'être aussi épuisante que passionnante. Début du voyage à 14 h 15 avec France 5 qui nous fait vivre La conquête du K 2, ou comment, il y a plus de cinquante ans, le 31 juillet 1954, une équipe italienne réalisa la première du terrible K 2, le 2ème sommet du monde après l'Everest.
On pourra ensuite passer la soirée au théâtre : après Terrasse des festivals, le magazine de Philippe Lefait consacré cette semaine au festival d'Avignon, France 2 diffusera L'homme qui danse : la naissance de Ferdinand, captation du formidable spectacle de Philippe Caubère.
Des réjouissances d'ailleurs à suivre puisque la chaîne diffusera l'intégralité des six volets de L'homme qui danse tout au long de l'été .
On n'est pas couché ...

P.S. : Autre rendez-vous à ne pas manquer, le 31 juillet, France 2 consacrera une soirée spéciale aux Chorégies d'Orange, avec la retransmission, depuis le théâtre antique, du Trouvère de Verdi, avec Roberto Alagna dans le rôle-titre et l'orchestre national de France.

Image : Philippe Caubère

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