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samedi 14 mars 2009

Fauves hongrois, 1904-1914 - La leçon de Matisse

Fauves hongrois à DijonAprès le musée d'art moderne de Céret, puis le musée Matisse du Cateau-Cambresis, c'est au tour du musée des beaux-arts de Dijon d'accueillir la très belle exposition Fauves hongrois.

Pour cette ultime étape, la sélection de près d'une centaine de tableaux d'artistes hongrois est complétée de plus de cinquante œuvres des maîtres français du Fauvisme : Matisse en premier lieu, bien sûr, mais aussi Derain, Vlaminck, Marquet, Dufy ou encore Van Dongen.
De quoi prendre des couleurs pleins les yeux, tout en jouant les confrontations entre ces "groupes" de grands Fauves...

Fauves hongrois, 1904-1914 - La leçon de Matisse
Du 14 mars au 15 juin 2009
Musée des beaux-arts de Dijon
Palais des ducs et des états de bourgogne 21033 Dijon
TLJ sauf les mardis, 1er et 8 mai
De 10h à 17h jusqu'au 30 avril puis de 9h30 à 18h à partir du 2 mai
Entrée 7 € (TR 4 €, voire gratuité)

Catalogue, 264 p. 39 € (co-édition Biro, musée d’Art moderne de Céret, musée Matisse le Cateau-Cambrésis et musée des beaux-arts de Dijon).
Pour l'exposition dijonnaise, il est enrichi d’un album présentant le volet de l’exposition consacré au fauvisme français.

Image : Vilmos Perlrott Csaba, Nature morte à l'horloge, vers 1910, Huile sur toile, 77 x 67 cm, Kecskemet (Hongrie), Kecskeméti Képtár

lundi 27 octobre 2008

Fauves hongrois, 1904-1914

Fauves hongrois au musee MatisseAu musée Matisse, le contraste, à la veille de la Toussaint, entre le ciel gris et bas, le froid piquant du Nord et l'explosion de couleurs de ces Fauves hongrois a quelque chose de revigorant. D'autant que les œuvres présentées au Cateau-Cambresis (après une première halte au Musée d'art moderne de Céret cet été) sont totalement inédites en France.

Le public hongrois lui-même ne les a découvertes qu'en 2006 : l'aventure picturale commencée dans les années 1900 quand des peintres sont venus de Hongrie se mêler à la vie créative bouillonnante à Paris, puis poursuivie dans les colonies artistiques hongroises, a été interrompue dès la Grande guerre. Et l'histoire du XXème siècle, avec ses deux Guerres mondiales et ses révolutions, a eu raison de ces œuvres et ces artistes. Il a fallut attendre le début des années 2000 pour qu'à Budapest des étudiants se mettent en projet, avec la Galerie Nationale Hongroise, de les retrouver pour les faire connaître. Après deux années de recherches acharnées, dans le pays et un peu partout en Europe ainsi qu'aux Etats-Unis (les tableaux étaient cachés dans les réserves des musées de province ou chez les particuliers), de vingt-cinq au départ, la "collection" des Fauves hongrois réunissait deux-cent-cinquante peintures. Elles firent l'objet d'une grande exposition à Budapest, dont sont issus les cent-cinquante tableaux présentés en France (la troisième et dernière étape sera Dijon du 13 mars au 15 juin 2009).

Fauves hongrois au musée Matisse, expositionDans ces paysages, natures mortes, portraits et autoportraits se lisent de grandes influences de la peinture française de l'époque : Cézanne, Gauguin, Derain, Van Gogh... et bien sûr Matisse.
Se contenter de ce déchiffrage serait pourtant restrictif. Les Hongrois venus en France ont découvert la peinture moderne et le fauvisme et ont ensuite importe ce "choc culturel" dans leur pays, y initiant une révolution picturale. Mais d'une part ils ne se sont aucunement constitué en mouvement (l'appellation "fauvisme hongrois" est rétrospective) et d'autre part ils ont mêlé l'inspiration occidentale à une manière spécifiquement hongroise, une gestuelle et une utilisation des couleurs originales qui ont donné lieu à des oeuvres singulières, en particulier dans les paysages.
Avec une audace inouïe, les Rippl-Ronai, Czobel autres Bornemisza associent des couleurs vives, voire violentes (vert et rouge, rose et orange, orange et violet) qui ne s'entrechoquent pas, ne se "mangent" pas les unes les autres mais au contraire se valorisent. Ces villages, maisons, églises, vues frontales où la perspective est très peu présente n'ont pour autant rien d'un carnaval. Cernés de larges traits bruns, compartimentés, ces aplats de couleur pure sont soutenus et structurés par un solide sens de la composition et un grand équilibre architectural. La souplesse et la puissance du geste, associées au plein de peinture et à la simplification des formes impriment aux paysages verdoyants et aux maisons colorées une présence exceptionnelle qui ne peut que séduire immédiatement le spectateur.

Fauves hongrois, 1904-1914
Jusqu'au 22 février 2009
Musée Matisse Le Catau-Cambrésis
Palais Fénelon - 59360 Le Cateau-Cambresis
tél. : 00 33 (0)3 27 84 64 64
Tlj sauf le mardi, de 10 h à 18 h
Entrée 4,50 € (TR 3 €), gratuit les 1ers dimanches du mois
Audio guide gratuit (français, anglais, néerlandais)
Visites guidées sans réservation le samedi à 15 h et le dimanche à 10 h 30
Accès : à 90 km de Lille et 170 de Paris ; les week-ends et jours fériés un train Corail Intercités fait la liaison Paris/Le Cateau-Cambresis

Images : Sándor Ziffer, Vieux pont à Nagybánya, 1908, Huile sur toile, 50,5 x 65 cm, Collection Lorenz Czell et Sándor Ziffer, Paysage d'hiver à la barrière, début des années 1910, Huile sur toile, 91,5 x 109,3 cm, Budapest, Magyar Nemzeti Galéria

jeudi 14 août 2008

Les Fauves Hongrois réunis à Céret

Les fauves hongrois au musée de Céret, expositonMaglm est en vacances... mais les expos continuent ! Avant de partir, j'ai repéré ceci pour vous... à vous donc d'aller voir, chers lecteurs !

Faire connaître au public français le travail des artistes hongrois qui révolutionnèrent la peinture de leur pays au contact des nouveaux courants picturaux du XXème siècle, tel est le propos de l'exposition présentée au Musée d'art moderne de Céret (Pyrénées-Orientales) jusqu'au 12 octobre 2008.
Réalisée en partenariat avec le Musée Matisse Le Cateau-Cambrésis et le Musée des Beaux-arts de Dijon, l'exposition réunit quelques cent-soixante oeuvres venues de Hongrie, d'Allemagne, des Etats-Unis ou encore de collections françaises. Est ainsi mis en lumière le fauvisme hongrois de 1904 à 1914, très lié à l'apparition du mouvement fauve en France et notamment au travail d'Henri Matisse.

1904-1914, Fauves hongrois
Jusqu'au 12 octobre 2008
Musée d'art moderne de Céret
8, Bd Maréchal Joffre
BP 60413, 66403 Céret
Ouvert TLJ de 10 h à 19 h jusqu'au 15 septembre
Puis de 10 h à 18 h
Fermeture le mardi du 1er octobre au 15 février
Entrée collection permanente + exposition temporaire 8 € (TR : 6 euros)

Image : Tihanyi Lajos, Scène de rue à Nagybánya (vue depuis la tour), 1908, Huile sur toile, 70 x 70 cm © Coll. Galerie Nationale Hongroise