Le
premier séjour, de plusieurs années, que le narrateur fait dans une maison de
santé est suivi d'un autre plus long encore, dans une nouvelle maison, où il ne
guérit pas davantage.
Il finit par rentrer à Paris.
Durant le trajet en chemin de fer, une pensée mise de côté pendant ces longues années vient de nouveau l'accabler :
La pensée de mon absence de dons littéraires, que j'avais cru découvrir jadis du côté de Guermantes, que j'avais reconnue avec plus de tristesse encore dans mes promenades quotidienne avec Gilberte, et que j'avais à peu près identifiée, en lisant quelques pages du journal des Goncourt, à la vanité, au mensonge de la littérature, cette pensée, moins douloureuse peut-être, plus morne encore, si je lui donnais comme objet non ma propre infirmité, mais l'inexistence de l'idéal auquel j'avais cru, cette pensée (...) me frappa de nouveau et avec une force plus lamentable que jamais.
A son retour chez lui, il trouve un carton d'invitation à une matinée chez
le prince de Guermantes.
Le nom de Guermantes retrouvant tout à coup à ses yeux, après un si long oubli,
quelque ancien reflet enchanteur et, par ailleurs, la vie mondaine ne pouvant
plus l'ôter, comme avant, à la tâche littéraire à laquelle il a désormais
renoncé, il décide de se rendre à cette réunion mondaine.
Mais c'est parfois lorsque, désespéré tout à fait, on a fini par abandonner le projet qui nous était le plus cher qu'on tombe sur la clef qu'on ne cherche plus :
C'est quelquefois au moment où tout nous semble perdu que l'avertissement arrive qui peut nous sauver ; on a frappé à toutes les portes qui ne donnent sur rien, et la seule par où on peut entrer et qu'on aurait cherchée en vain pendant cent ans, on y heurte sans le savoir, et elle s'ouvre.
La suite très vite...
Le
35ème Festival International du Film de La Rochelle s'est achevé hier 9
juillet. Comme chaque année depuis 1973, il y eut abondance de découvertes,
hommages, rétrospectives ... en dehors de tout jury et compétition.