
Voici une comédie romantique comme on aimerait en voir plus souvent. Ni poussive, ni cul-cul la praline, ni cousue de fil blanc. Sa légèreté évoque ce qui porte haut avant d’imprimer au cœur un pli de gravité : l’élan éprouvé ensemble par un homme et une femme, irrésistible et parfois contrarié.
Nous sommes en Israël, près de Tel-Aviv. Yigal est chauffeur de taxi, divorcé, père d’un garçon qui s’obstine à ne vouloir ni jouer au piano ni chanter malgré les injonctions assurées de son beau-père (ou à cause de celles-ci…). Il est un homme en retrait, discret, bon esprit, un peu contemplatif et surtout très valeureux combattant de la phobie qui l’empêche d’aller à Paris fêter la bar-mitsva de son fils : la peur de l’avion.
Un soir, il fait la connaissance de Lina, le professeur de musique de son fils. Elle est mariée, mais le mari en question a la bonne idée de se trouver au Canada pour y obtenir de son diplôme d’urologue. Il a hélas aussi celle, fixe et beaucoup moins bonne, de vouloir s’installer dans ce beau et froid pays avec son épouse.
La trame du film est naturellement ce qui va se nouer entre Yigal et Lina. L’histoire est déroulée avec subtilité, à l’image de la relation entre ces deux êtres délicats, plutôt résignés et dépourvus de violence, dont les cœurs se mettent à déborder avec naturel, simplicité et pudeur.
Si les deux principaux protagonistes sont très bien incarnés, les personnages qui les entourent, amis et famille ne le sont pas moins, presque tous assez complexes voire ambigus. Tous très attachants en somme, et c’est avec un plaisir croissant que l’on suit cette "aventure" qui n’y ressemble pas et laisse un doux parfum de mélancolie, l’effluve du bonheur vécu.
A cinq heures de Paris
De Leon Prudovsky
Avec Dror Keren, Helena Yaralova, Vladimir Friedman
Durée 1 h 30
Sorti en salles le 23 juin 2010

L’exposition est courte (une soixantaine d’œuvres), voit large (cf. son titre), mais ne déçoit pas si l’on est prévenu de sa véritable substance.
Dans la salle consacrée à l’art du portrait, un grand portrait féminin de Goya se laisse longuement contempler. L’artiste semble avoir joué sur le contraste entre la monumentalité du buste drapé d’étoffes et de fourrure de l’Infante et un visage très naturel dont les yeux sont d’une extraordinaire expressivité.
Créé à Naples en 1819, La Donna del lago n’avait jamais été monté à Paris.
Que ce soit en suivant ses chroniques sur France Inter, les spectacles qu’il donne en chansons ou les souvenirs du temps des Deschiens sur Canal +, l’on se fait de François Morel, à tort ou à raison, l’idée d’un homme sincère et cohérent, dont le personnage artistique est l’écume bouillonnante d’une intimité pleine d’émotions pudiquement habillées.
Nul besoin d’un récit au sens traditionnel, nul besoin de tout comprendre pour aimer.
C’est dans l’ambiance feutrée de la place des Vosges à Paris que Chantal Blumann a ouvert en juillet 2009 sa galerie dédiée à l’art contemporain. Elle y expose aussi bien de la peinture, de la photographie, de la sculpture que des comics, avec la volonté "de rendre l’art accessible au plus grand nombre, de faire émerger de nouveaux talents et de proposer des photos numérotées à prix juste". On sent chez cette marchande d’art, en parlant avec elle et en parcourant sa galerie une envie de démocratisation et de désacralisation de l’art qui mettent tout de suite à l’aise.
Une digne héritière des Borgia voudrait régner sur le monde en cette fin du XVIe siècle. Elle se nomme Fausta et manigance, assassine, capture, torture sans aucun complexe. Le moyen d’arriver à ses fins : prendre le pouvoir dans l’institution où les femmes sont le plus exclues, la papauté. Fausta sera Papesse ou ne sera rien.
Découvert hier soir sur la scène de L’Européen à Paris : Fred Pellerin, un Quebecois de 33 ans qui exerce le joli et singulier métier de conteur. Conteur pour adultes : chez Monsieur Pellerin, ça veut dire emporter, faire rire et émouvoir. Et Fred est aussi musicien et chanteur.
