Objet magique, il dissimule le visage de celui qui le porte, tout en exhibant des expressions choisies.
Ambigüité, illusion, jeu, le masque évoque aussi les rites et la sorcellerie. Des masques du théâtre antique aux masques dits "primitifs" qui fascinèrent les cubistes, en passant par le loup, associé à la galanterie, les masques du Carnaval ou encore ceux du théâtre japonais, le registre est large et familier, souvent festif.
Il fallait cette exposition au Musée d’Orsay, tout à fait inédite, pour découvrir que l’Europe, et la France en particulier, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème se prit d’une nouvelle passion pour les masques.
Les artistes ne se contentèrent pas de reprendre les masques traditionnels mais développèrent un genre bien à part. Ce renouveau se manifesta par le culte laïque des masques mortuaires d’abord (ceux de Napoléon, Géricault ou Beethoven connurent un grand succès), puis par le travail sculptural très élaboré dans les ateliers, comme dans celui de Jean Carriès, dont on observe ici l’étendue : visages grimaçants (parfois inspirés de ses propres traits), outrés, voire carrément déformés, la violence n’est parfois pas loin dans cette belle suite de masques en gré émaillé.
De superbes têtes de Rodin, mais aussi de Carpeaux et de Bourdelle rappellent l’importance du masque comme "étape" (ou comme oeuvre en tant que telle, la finalité de l’objet n’étant pas toujours établie avec certitude) dans l’élaboration de l’expression du personnage sculpté, à l’exemple des multiples tentatives de Rodin de traduire le regard de la comédienne japonaise Hanako ("Il n’était jamais satisfait !" dira-t-elle à ce sujet dans ses mémoires).
Dès 1886, au jardin du Luxembourg à Paris, la fortune du masque était acquise, avec le Marchand de masques en bronze de Zacharie Astruc, qui réunit, dominé par celui de Victor Hugo, les visages des célébrités littéraires de l’époque.
Le parcours fait aussi la part belle aux vertus décoratives du masque, l’éclectisme du XIXème siècle revisitant la tradition architecturale et ornementale du mascaron ; ou encore aux variations des Symbolistes, qui ont trouvé dans le masque le support privilégié de l’expression de toutes les étrangetés, angoisses, malaises et visions de la mort.
Une exposition fascinante, à l’image de cette réinterprétation de la Gorgone Méduse issue des mythes grecs, aussi pétrifiée dans son malheureux sort que pétrifiante, avec sa chevelure de serpents et son regard fatal à quiconque le croise.
Masques. De Carpeaux à Picasso
Jusqu’au 1er février 2009
Musée d’Orsay
1, rue de la Légion d’Honneur – Paris 7ème
TLJ sf le lundi, de 9 h 30 à 18 h, le jeudi jusqu’à 21 h 45
Entrée avec le billet du Musée (9,50 €, TR 7 €)
Catalogue Masques, de Carpeaux à Picasso, collectif sous la direction de Edouard Papet, 256 p., 300 illustrations couleurs, Musée d’Orsay / Hazan, 49 €
Image : Arnold Böcklin (1827-1901), "Bouclier avec le visage de Méduse", après 1887, papier mâché peint et doré, Musée d’Orsay, Paris © Photo RMN, Hervé Lewandowski
Ce sont des routes désertées, au milieu de paysages magnifiques mais qui ne sont pas là pour ça. Au bout du bout, ce sont des hameaux de pierre qui semblent avoir été toujours là.
Jaques Brel disparaissait voici trente ans, le 9 octobre 1978 exactement. Il nous a laissé des chansons lyriques et inoubliables sur l’amour, l’amitié, la vieillesse, la mort.
Le film est inspiré de cette histoire réelle, qui s’est déroulée à la fin des années vingt à Los Angeles : Walter Collins, neuf ans, fils unique de Christine Collins, une femme célibataire et active, disparaît. Au bout de quelques mois, le Los Angeles Police Department (LAPD), après avoir soigneusement convoqué la presse pour faire montre de son efficacité remet un petit garçon à Christine en affirmant qu’il s’agit de son fils. Mais Christine ne reconnaît pas son Walter. Elle poursuit alors un combat obstiné afin que la police poursuive ses recherches.
Après Mon petit doigt m’a dit, puis
Ce que l’on peut trouver très étonnant dans ce livre, c’est d’abord la quatrième de couverture : pas vraiment l’élégance du code barre, mais la fin du texte de présentation qui veut nous faire acheter le roman : « un roman plein d’entrain et de péripéties, qui montre l’impuissance de l’homme dans la civilisation moderne ».
Etre dans la peau d’un acteur, tout le temps, ou à n’importe quel moment. Etre dans la peau de Denis Podalydès, sociétaire de la Comédie-Française, qui a réuni dans ces Scènes les notes prises au fil de son métier d’acteur : descriptions très précises de tournages, de répétitions, d’attentes, de représentations devant le public, partagées avec le lecteur comme s’il y était.
Au musée Matisse, le contraste, à la veille de la Toussaint, entre le ciel gris et bas, le froid piquant du Nord et l’explosion de couleurs de ces Fauves hongrois a quelque chose de revigorant. D’autant que les œuvres présentées au
Dans ces paysages, natures mortes, portraits et autoportraits se lisent de grandes influences de la peinture française de l’époque : Cézanne, Gauguin, Derain, Van Gogh… et bien sûr Matisse.
Les musées n’ont pas seulement pour fonction de faire découvrir des œuvres qui méritent l’arrêt du visiteur.