Le retour d’Ulysse dans sa patrie au TCE

Soirée inoubliable vendredi au Théâtre des Champs Elysées à Paris où on assistait au Ritorno d’Ulisse in patria de Claudio Monteverdi (1567-1643). Le Concert d’Astrée, la formation baroque créée par Emmanuelle Haïm en 2000, inaugure cet opéra patiné de près de quatre siècles cette saison dans le théâtre de l’avenue Montaigne.

On retrouve dans cette nouvelle production l’essence du spectacle opératique, tel qu’il a été inventé en Italie au tournant du XVII° siècle : l’union étroite du théâtre, du chant et de la musique, avec ici le mélange de drame et de comédie cher à l’opéra vénitien, une direction d’acteurs-chanteurs précise, une mise en scène soignée, mettant en valeur un livret bien écrit et une séduisante partition.

Commençons par celle-ci, la musique. Sous la direction posée et sûre d’Emmanuelle Haïm, sa formation resserré, dont l’osmose avec son chef est palpable, joue une interprétation sobre : le travail de Mme Haïm offre à la délicatesse de la musique baroque un écrin de calme et de raffinement dont rien ne semble dépasser.

On la voit diriger les chanteurs avec la même détermination et une complicité qui donnent un fort solide résultat. Il faut dire que la distribution est de haut niveau, avec des voix pleines de personnalité. Évacuons tout de suite le sujet du rôle-titre, tenu par le très attendu Rolando Villazón. La critique l’accable, le public prend ce qu’il y a à prendre.  Non, il ne séduit pas – plus – par ses « montées », en revanche il émeut tant par le velouté de son phrasé que par son jeu d’acteur, incarnant un Ulysse plein d’humanité, plus fatigué, amoureux et soumis aux dieux que jamais.

Le reste de la distribution émerveille tant vocalement que scéniquement. Citons d’abord Magdalena Kožená  dont la Pénélope est au-dessus même de ce qu’on attend, tant elle restitue la tristesse et la dignité, puis l’alternance de la détermination et du doute, avant que, in fine, l’allégresse des retrouvailles chasse de ses traits et de sa voix les vingt années d’attente écoulées. Puis l’Eumée, le fidèle berger d’Ulysse, de Kresimir Spicer, dont le chant doux et mélodieux n’a d’égal que la justesse du geste. Jörg Schneider est également parfait dans le rôle de son opposé, Irus, bouffon des Prétendants, au-delà du ventru : si dans la première partie il brille par ses talents comiques conformément au rôle, mais aussi par sa voix à la puissance rugissante, celle-ci s’exprime dans de beaux aigus dans le solo de la seconde partie où il pleure, avec la mort des Prétendants, le retour de la faim. Parmi les Prétendants justement, tous très bien, c’est surtout Maarten Engeltjes en Pissandre que l’on a envie de mentionner, tant sa voix de contre-ténor est rafraîchissante et rend l’ensemble plus savoureux encore. Enfin, l’un des plus grands bonheurs de la soirée vient d’Anne-Catherine Gillet, qui campe Minerve / Amour de sa voix cristalline, pleine d’aisance et colorée, et offre une interprétation scénique fort remarquée, tant elle pétille et surprend.

Voilà pour le geste, voilà pour la voix, voici pour la mise en scène : Mariame Clément mixe les codes et les époques autour de grands décors qui mettent bien en place l’essentiel de l’intrigue et de détails qui viennent la titiller avec humour. On pourrait résumer ainsi : du classique de bon goût réveillé par des surgissements plus pop art – et donc moins consensuels – mais le tout suivant une veine très poétique. Idée inventive et judicieuse : l’Olympe est bien surélevé, mais… n’est autre qu’un troquet où dieux et déesses occupent leur désœuvrement et observent les mortels dont ils font du destin leur joujou en picolant et en jouant aux fléchettes. On est bien loin de l’Olympe de nos imaginaires ! Mais l’ensemble fonctionne fort bien, et l’on s’enchante de ce mariage parfait du chant, de la musique baroque et d’un théâtre plein de merveilleux.

Le retour d’Ulysse dans sa patrie, Monteverdi

Le Concert d’Astrée / Emmanuelle Haïm

Mise en scène : Mariame Clément

Rolando Villazón  Ulysse
Magdalena Kožená  Pénélope
Katherine Watson  Junon
Kresimir Spicer  Eumée
Anne-Catherine Gillet  L’Amour / Minerve
Isabelle Druet  La Fortune / Mélantho
Maarten Engeltjes  La Fragilité humaine / Pisandre
Callum Thorpe  Le Temps / Antinoüs
Lothar Odinius  Jupiter / Amphinome
Jean Teitgen  Neptune
Mathias Vidal  Télémaque
Emiliano Gonzalez Toro  Eurymaque
Jörg Schneider  Irus
Elodie Méchain  Euryclée

Théâtre des Champs-Elysées

Prochaines représentations : lundi 6, jeudi 9 et lundi 13 mars 2017 à 19 h 30

Puis à l’Opéra de Dijon du vendredi 31 Mars au dimanche 2 Avril 2017

 

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Un vrai elisir d'amore à l'Opéra national de Paris

alagna_nemorino_elisirComment ne pas sortir enchanté de cette représentation, quand on a été transporté de joie, quand on a vibré aussi bien sûr (ah, la bien-nommée furtiva lagrima !) tout au long de cet Elisir d’amore de Donizetti repris ce mois-ci à l’opéra Bastille ?

Du reste, le public ne s’y est pas trompé ce dimanche 8 novembre, applaudissant à tout rompre une distribution qui brilla par son homogénéité tant vocale que scénique.

Il faut dire aussi que la mise en scène de Laurent Pelly fonctionne à merveille. Il transporte dans l’Italie du XX° siècle cette comédie sensée se dérouler dans un village basque au XVIII° siècle. Elle voit la romance entre un pauvre paysan et une riche fermière finir par triompher après bien des subterfuges,

Le hêtre sous lequel la belle Adina se repose dans la scène d’ouverture est devenu un parasol planté sur un énorme tas de bottes de foin. Une ambiance champêtre qui convainc de bout en bout, scènes de la noce et du Dr Dulcamara incluses. Celui-ci – il n’a de docteur que le nom, mais grâce à son talent de bonimenteur, la crédulité de tous les villageois lui est acquise – tient autant du colporteur des temps anciens que du camelot des grands boulevards à l’époque des grands magasins. Interprété par l’extraordinaire Ambrogio Maestri (quelle voix !), il semble tout droit sorti de la commedia dell’arte.

Un talent comique que l’on retrouve sans peine chez le baryton Mario Cassi en sergent Belcore, tout gonflé de vanité au motif qu’il porte l’uniforme, et croit obtenir grande victoire quand il emporte le oui d’Adina, sans s’apercevoir que ce n’est que par dépit qu’elle lui cède. Mais la belle (très jolie voix, délicate et colorée, de la soprano Aleksandra Kurzak) est moins légère qu’elle ne le voudrait elle-même, son cœur battant en secret pour Nemorino, lequel n’a pour richesses que son amour et sa fidélité. Pauvre Nemorino, naïf au cœur pur, qui espère obtenir celui d’Adina grâce à un précieux élixir… Mais même le vin de Bordeaux a du bon, telle peut être la morale de ce jeu de dupes, quand il s’agit de faire triompher les nobles et beaux sentiments !

C’est la première fois que Roberto Alagna incarne à Paris le rôle de Nemorino – l’un de ses préférés paraît-il. Il est évident qu’il est taillé pour, lui qui aime tant jouer, bouger, amuser et s’amuser sur scène ! Il fait mimiques et roulades, mais jamais trop. Et quand vient le moment du fameux Una furtiva lagrima chanté par ce paysan tout dégrisé et seul sur son tas de foin, Alagna l’exécute avec tant de grâce que c’est en réalité un prince que l’on entend à cette heure où les premières étoiles se mettent à briller.

L’elisir d’amore

Gaetano Donizetti

Opéra en deux actes créé en 1832

Durée 2 h 15, avec entracte de 30 mn

Opéra national de Paris

Jusqu’au 25 novembre 2015

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Madama Butterfly. Puccini

madama-butterflyJolie rentrée à l’Opéra national de Paris ce vendredi 11 septembre pour découvrir, enfin, la Madame Butterfly de Robert Wilson. Créé en 1993, ce spectacle repris régulièrement depuis plus de vingt ans rencontre toujours un grand succès public.

La mise en scène a plutôt bien traversé le temps, Bob Wilson ayant fondé son travail sur l’épure et la lumière, dans une esthétique tout japonisante. Le décor vaste et dépouillé nous emmène dans ce Japon traditionnel de 1904, à Nagasaki, où, sur un fond suggérant la ciel ou la mer, ne se détachent qu’un rocher et un sentier de sable noir. Tout est dans la suggestion, et ces rares éléments, plein de sens, savent emporter notre imaginaire où il doit être. Dans ce contexte, la lumière joue un grand rôle et habille avec beaucoup de justesse chacune des scènes, chacun des personnages. A l’instar des autres personnages japonais, Madame Butterfly évolue avec lenteur, comme surgie d’un théâtre Nô. Le tout est d’une grande élégance, costumes compris ; on est loin du folklore.

L’histoire est des plus déchirantes : geisha âgée de 15 ans, épousée par Pinkerton, officier américain de passage, Madame Butterfly est rapidement abandonnée par celui-ci, pressé de retourner dans son pays une fois les charmes de son caprice exotique éventés. Pendant que là-bas il se marie avec une Américaine, Butterfly, tremblante d’amour, attend le retour de son mari avec une foi inébranlable, malgré les mises en garde de son entourage et les demandes en mariage qui lui sont faites. Jusqu’à ce que la vérité lui apparaisse…

Musicalement, l’opéra est très séduisant. Le prélude, dont on retrouve le thème pendant le premier acte, évoque avec ses accents japonisants la légèreté du vol du papillon. Puis, bien des airs viennent exprimer la profondeur des sentiments avec délicatesse, qu’il s’agisse de l’amour chanté par les jeunes époux au premier acte, des duos avec le consul Sharpless qui essaie de la prévenir ou avec sa servante avec qui elle veut partager son espoir au deuxième, ou encore de la terrible révélation de l’acte III, y compris les remords de Pinkerton.

La distribution est de bonne tenue. Le ténor Piero Pretti assure son Pinkerton sans ostentation et le baryton Gabriele Viviani en consul Sharpless nous charme d’une voix mélodieuse et caressante. Si dans le rôle titre Oksana Dyka se montre à la hauteur, il manque à son interprétation, au-delà de la puissance et de la justesse, ces nuances qui feraient surgir l’émotion. On est loin de la bouleversante Mimi d’Ana Maria Martinez entendue l’an dernier dans La Bohème.

Madama Butterfly

Un opéra en trois actes de Giacomo Puccini

Créé en 1904 à la Scala de Milan

Opéra National de Paris – Opéra Bastille

Durée 3 h avec un entracte

Jusqu’au 13 octobre 2015

Mise en scène
Robert Wilson
Costumes
Frida Parmeggiani
Lumières
Heinrich Brunke et Robert Wilson

Cio-Cio-San
Oksana Dyka
Suzuki
Annalisa Stroppa
Pinkerton
Piero Pretti
Sharpless
Gabriele Viviani
Goro
Nicola Pamio
Le Prince Yamadori
Tomasz Kumiega
Kate Pinkerton
Joanna Jakubas
Le Bonze
Mikhail Kolelishvili

Orchestre et Chœur de l’Opéra national de Paris
Direction musicale
Daniele Rustioni

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Don Giovanni à l'opéra Bastille

don_giovanni_bastille

La production n’est pas nouvelle. Créée au palais Garnier en 2006, la mise en scène de Mickael Haneke avait été reprise à Bastille l’année suivante. Elle y est à nouveau donnée cette saison, jusqu’au 14 février prochain.

Faut-il y aller ? Oui, même si le spectacle n’est pas sans appeler quelques réserves. Elles tiennent essentiellement à la situation de l’action choisie par le cinéaste autrichien – non pas tant l’époque contemporaine, ce qui en soi n’est pas rédhibitoire – mais dans ce décor des plus prosaïques qui soit : un immeuble de bureaux, genre tour de la Défense. Le rideau s’ouvre (et se refermera sans que la scène ait bougé d’un iota) sur un pallier, large couloir de bureaux, avec à sa droite une immense baie vitrée d’où l’on aperçoit, dans la nuit, un immeuble aux fenêtres éclairées. Décor sombre (cette mode ne dure que trop), en bleu, gris et noir. Qui a tout de même ses rondeurs, qui n’est pas fatidiquement laid (les costumes, eux, le sont, et ils sont même parfois grotesques, à l’image des masques de Mickey pour ne citer que les plus récurrents). Simplement, bêtement pourrait-on dire, on ne va pas à l’opéra pour voir cela : cette esthétique de la quotidienneté, cette réplique de l’environnement urbain qui est aujourd’hui, presque tous les jours, le nôtre. On y va en espérant un peu de dépaysement, un peu de magie, un peu de rêve que diable !

Mais finalement ce regret ne contient pas même le souffle d’un entier soupir, tant le spectacle, dans ses autres aspects (sauf les masques de Mickey précités, auquel on ajoutera le fauteuil roulant final avec le pauvre Commandeur, ou ce qu’il en reste, posé dessus) est un enchantement.

L’histoire, on la connaît bien, est à quelques variations près celle du Don Juan de Molière (notamment) : celui qui les veut toutes, qui séduit pour séduire, sans aucune espèce de distinction, de la plus ingénue à la plus chenue, de la plus noble Donna à la plus simple servante. Il promet le mariage et, aussitôt la conquête faite, abandonne le cœur conquis pour passer à la suivante. Non son dégâts autour de lui, évidemment.

Séduction ? Conquête ? Abandon ? Cette panoplie-là est merveilleusement incarnée sur scène, grâce à des chanteurs au talent de comédien indéniable et habilement dirigés. Le décevant décor est pour le coup ingénieusement utilisé. D’un bout à l’autre, du fond au devant, de bas en haut : chacun et tous s’y meuvent selon une mécanique impeccable. Cette direction non seulement donne au spectacle la vivante théâtralité qui doit être la sienne, mais aussi souligne l’implacable, l’inéluctable de l’histoire de Don Giovanni qui aussi sûrement qu’il enchaîne les conquêtes court à sa perte en provoquant le destin avec morgue.

L’humour du livret n’est pas pour autant absent, celui qui déborde de la plupart des duos entre le valet Leporello et son maître. Il faut dire que Erwin Schrott joue un Don Giovanni plus décomplexé que jamais, un summum du bellâtre sûr de soi. Dans bien des passages, il entraîne le sourire…

Reste le plus beau : la musique. Don Giovanni fait partie des « chefs d’œuvre de la maturité » de Mozart, un opéra dont la popularité depuis sa création à la fin du XVIII° n’a pas connu d’éclipse, et l’on comprend pourquoi, tant le plaisir musical est constant d’un bout à l’autre de l’œuvre. Mais aussi, les interprétations des deux Donna, Marie-Adeline Henry, soprano virtuose qui a livré en ce 23 janvier une Elvira des plus poignantes, et Tatiana Listic en Anna, soprano tout aussi magnifique, mais avec ce petit quelque chose qui donne à la voix un grain singulier et ô combien séduisant. La baguette, enfin, était confiée au jeune chef français Alain Altinoglu. Dans le style enlevé, parfaitement à son affaire.

Don Giovanni

MUSIQUE DE WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756-1791)

LIVRET DE LORENZO DA PONTE

EN LANGUE ITALIENNE

Opéra Bastille

Alain Altinoglu : Direction musicale
Michael Haneke : Mise en scène

Erwin Schrott : Don Giovanni
Liang Li : Il Commendatore
Tatiana Lisnic : Donna Anna
Stefan Pop : Don Ottavio
Marie-Adeline Henry : Donna Elvira
Adrian Sâmpetrean : Leporello
Alexandre Duhamel : Masetto
Serena Malfi : Zerlina
Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris

Durée 3 h 40 avec entracte

Jusqu’au 14 février 2015

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La Bohème à l'Opéra Bastille

la-boheme-opera-bastille-parisLa Bohème, l’un des opéras de Puccini (1858-1924) les plus célèbres, créé en 1896 à Turin, puis deux ans plus tard à Paris, est depuis 1995 repris régulièrement dans la mise en scène de Jonathan Miller, devenue elle-même un grand classique de l’opéra Bastille.

Il est à nouveau donné jusqu’à fin décembre et réunit un public fait autant de Parisiens que de touristes français et étrangers, dans cette période de fêtes où la ville-lumière semble toujours aussi attractive malgré ses températures mordantes. Mais au sein de l’Opéra, le cœur était bien au chaud en ce samedi soir 6 décembre. Il débordait même.

L’histoire, signée Giacosa et Illica, d’après une adaptation du roman de Murger Scènes de la vie de Bohème, raconte l’histoire d’un écrivain sans le sou, Rodolfo, qui avec ses trois amis également artistes mène une vie de bohème sous les toits de Paris. Une nuit de Noël, il rencontre Mimi, simple cousette à l’âme poétique et à la santé fragile. Ils se racontent leur vie, tombent amoureux aussitôt, puis sortent fêter Noël avec les amis de Rodolfo, notamment Marcello et son amante Musetta. Au bout de quelques temps, ils se séparent, avant de se retrouver quand Mimi est sur le point de s’éteindre. Cette romance, mais aussi celle de Marcello et Musetta, est l’occasion de chanter l’amour sous tous les tons, mais aussi l’amitié qui unit la pauvre mais joyeuse troupe.

Jonathan Millert a transposé l’action d’un siècle environ pour la situer dans les années 30, sans la décrédibiliser pour autant. Les décors, chambre glaciale, brasserie en liesse et rue parisienne enneigée, sont soignés, réalistes et beaux. La direction d’acteurs fonctionne à merveille, mettant en valeur aussi bien les aspects comiques de l’opéra (il n’en manque pas !) que son tragique dénouement. La distribution est tout à son affaire dans ces jeux-là et contribue à rendre le spectacle des plus vivants.

Tout cela ne serait que consolation si l’essentiel, à savoir la musique, n’était pas à la hauteur attendue. Mais il faudrait être bien chagrin pour ce plaindre de ce côté-là. La distribution est homogène, ce qui flatte fort l’oreille dans les passages chantés à deux, trois, quatre voire six voix. Dimitri Pittas fait un Rodolfo d’une ampleur extraordinaire et Mariangela Sicilia une piquante Musetta. Même s’ils sont tous bons, on a envie de citer aussi le basse Ante Jerkunica qui interprète le philosophe de la bande, Colline, avec autant de mélodie que de force. Quant à la Mimi d’Ana Maria Martinez, au diapason des bouleversantes envolées de la partition jouée par un orchestre gonflé à bloc sous la flamboyante direction de Sir Mark Elder, elle nous met sens dessus-dessous dans la si poignante scène finale. Quel régal !

La Bohème

Opéra en quatre tableaux de Giacomo Puccini

Opéra national de Paris

Jusqu’au 30 décembre 2014

 

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