Cowboy angels. Kim Massee

Kim Massee, cowboy angelsDès le début, on pense au Petit Prince, si seul qu’il veut apprivoiser un renard, ou à un petit chien abandonné par son maître, qui court derrière un inconnu pour plutôt se faire apprivoiser lui-même. Ainsi débute Cowboy angels, avec Pablo, un gosse de onze ans délaissé par sa mère, sans géniteur dans les parages et qui demande à Louis, un joueur de poker en déroute, de l’emmener en Espagne retrouver son père. Démarre alors un road-movie entre un homme méfiant et endurci et un enfant plein de bagout, de vivacité et de ressources, mais en manque de protection et d’attention, presque en manque de tout. Ceux qui l’ont aidé à se construire sont les différents amants de sa mère. On les découvrira successivement au cours de ce voyage Paris-Barcelone-Paris via Bayonne, avec, au bord de l’eau, une superbe rencontre… celle-là féminine.

Si Cowboy angels souffre de baisses de rythme à certains moments, il révèle l’indéniable talent de Kim Massee, franco-américaine, directrice d’acteurs et réalisatrice de courts et moyens métrages, qui a produit elle-même son premier long métrage. Tourné entre la France et l’Espagne, mais bourré de références américaines, notamment Bob Dylan et les grands films de western, il nous plonge avec naturel et simplicité dans l’univers singulier, dans le monde très attachant qui se crée entre Louis et Pablo, enrichi au fil des rencontres, tour à tour désopilantes ou affectueuses.

Kim Massee a formidablement choisi ses acteurs, à commencer par son propre fils dans le rôle de Pablo, mais aussi l’irrésistible Thierry Levaret dans celui de Louis, jusqu’aux rôles secondaires, tous impeccables. Ils participent de cette ambiance chaleureuse qui fait de Cowboy un film dans lequel on se sent drôlement bien.

Cowboy angels
Kim Massee
Avec Diego Mestanza, Thierry Levaret, Françoise Klein
Durée 1 h 40

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Une réflexion au sujet de « Cowboy angels. Kim Massee »

  1. Attention.
    En allant voir Cowboy Angels, vous ne faites pas une démarche anodine…

    L’affiche vous promet un road moovie..
    Les premiers instants vous emmènent dans la zone : le monde de la débrouille, les regards avinés près du zinc.. La solitude d’un enfant..

    Et c’est là que ça commence..

    Le film vous prend par la main sur cette histoire si loin de votre quotidien.. Vous êtes touchés, mais vous vous sentez bien en sécurité, callé dans votre fauteuil de cinéma..

    Pas si sûr… Doucement vous glissez…

    Vous faites partie du voyage.. Assis sur la banquette arrière de la vielle guimbarde bleue, vous pénétrez progressivement dans un monde…, qui est le vôtre.

    Celui de l’enfance. Celui de l’absence.. Celui de la quête permanente des parents…

    Et même si les vôtres ont été présents -physiquement- vous vous rendez compte qu’ils n’ont pas été là assez, pas assez souvent, pas assez à l’écoute..
    Les parallèles sont immédiats, l’émotion dans la salle palpable..

    C’est un film simple, superbement tourné, servi par une musique envoutante, poignante, des acteurs qui jouent vrai.

    Un film qui va droit au Coeur.

    C’est pour ça qu’il m’a plu…, et que je l’ai vu.., 2 fois.

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