Serge Ramelli. Paris comme au cinéma

Serge Ramelli, le Pont Neuf et l'orage, Paris
Il se dégage des photos de Serge Ramelli un je-ne-sais quoi de magique, peut-être la magie du cinéma, l’une des sources d’inspiration de l’artiste comme l’indique le titre de cette exposition présentée à l’Hôtel de Noailles jusqu’au 5 mai prochain : "Paris comme au cinéma".
Beaucoup de grands, voire de très grands formats, mais aussi une poignée de plus petits tirages : la poésie est toujours la même.
Le Paris qu’il retient est celui qui nous fait rêver. Le Pont Neuf, le Sacré-Cœur, les rues escarpées de Montmartre, les monuments éternels de la Capitale sont épurés de la foule, du mobilier urbain, de toute trivialité. Mais ce qui frappe avant tout, c’est une époustouflante lumière, fruit d’une patience infinie dans l’attente du moment m, et d’une technique subtile. Retouchant très peu ses photos, mais en superposant trois prises sur trépied à trois niveaux de lumière différents, Serge Ramelli parvient à restituer les quinze niveaux de lumière que l’œil humain perçoit : d’où cette merveilleuse impression, face à ses pierres et à ses cieux, de retrouver l’émotion du regard authentique.
Capteur de lumière, Serge Ramelli est aussi un cadreur hors pair. Son sens de la composition, les choix de ses angles font de ses vues de Pris de véritables tableaux, quelque part à mi-chemin entre l’art pictural et le cinéma. Magnifique.

Paris comme au cinéma
Serge Ramelli
Hôtel de Noailles
9, rue de la Michodière – 75002 Paris
Jusqu’au 5 mai 2010

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2 réflexions au sujet de « Serge Ramelli. Paris comme au cinéma »

  1. La tendance actuelle des expositions de peinture depuis quelques années consiste à éviter les monographies et à proposer au spectateur une comparaison entre plusieurs peintres voire une plongée au cœur de l’inspiration des artistes, comme ici avec l’exposition consacrée à Turner et ses peintres. J’ai moi aussi été déçu par le parcours proposé par le Grand Palais. Bien souvent, les toiles de Turner font pâle figure à coté de certaines toiles de ses Maîtres inspirateurs. J’ai aussi regretté que la force créatrice de Turner soit si peu exploitée, notamment dans ses toiles pré-impressionnistes. Turner n’est-il pas l’un des précurseurs des impressionnistes ? En revanche, il est très intéressant de mesurer l’attirance de Turner et de l’Ecole des Beaux-arts Anglaise pour les peintres de l’Europe continentale. Il est saisissant de constater la passion avec laquelle Turner a tenté de reproduire certains chefs d’œuvres exposés au Louvre.Je ne peux que penser à cette autre exposition consacrée à Turner qui, il y a quelques années déjà (2004),avait en revanche retenu toute mon attention, celle intitulée "Turner, Whistler, Monet".

  2. La tendance actuelle des expositions de peinture depuis quelques années consiste à éviter les monographies et à proposer au spectateur une comparaison entre plusieurs peintres voire une plongée au cœur de l’inspiration des artistes, comme ici avec l’exposition consacrée à Turner et ses peintres. J’ai moi aussi été déçu par le parcours proposé par le Grand Palais. Bien souvent, les toiles de Turner font pâle figure à coté de certaines toiles de ses Maîtres inspirateurs. J’ai aussi regretté que la force créatrice de Turner soit si peu exploitée, notamment dans ses toiles pré-impressionnistes. Turner n’est-il pas l’un des précurseurs des impressionnistes ? En revanche, il est très intéressant de mesurer l’attirance de Turner et de l’Ecole des Beaux-arts Anglaise pour les peintres de l’Europe continentale. Il est saisissant de constater la passion avec laquelle Turner a tenté de reproduire certains chefs d’œuvres exposés au Louvre.Je ne peux que penser à cette autre exposition consacrée à Turner qui, il y a quelques années déjà (2004),avait en revanche retenu toute mon attention, celle intitulée "Turner, Whistler, Monet".

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