A raison de cinq
expositions par an (et deux expositions hors les murs sur les sites de Seillans
et de Saint-Cyr-Les-Lecques), l'Hôtel des Arts de Toulon se propose de mettre
en lumière des artistes contemporains dans dans les domaines de la peinture, de
la sculpture, de la photographie ou des formes les plus récentes de l'art
contemporain.
Jusqu'au 9 septembre, il ouvre ses espaces à l'artiste Günter Förg, né en 1952 en Allemagne, aujourd'hui établi en Suisse.
Depuis sa première exposition personnelle à Munich en 1980, Günter Förg a orienté ses recherches dans différentes directions, explorant simultanément la peinture, la sculpture et la photographie.
L'exposition organisée à l'Hôtel des Arts présente une sélection de peintures et de tirages récents, dont certains ont été réalisés spécifiquement pour l'occasion.
L'accrochage permet de souligner la cohérence de l'oeuvre de Günter
Förg, son évolution, mais aussi la complémentarité de ses différents supports
de création.
Par un travail sur la trame, s'inscrivant dans la veine de Mondrian, il peint
de grandes « grilles » d'un trait léger, en juxtaposant 3, 4 ou 5
couleurs. L'abstraction tend vers la figuration, venant évoquer les paysages
urbains, leur profondeur et leurs multiples perspectives.
En écho, les grandes photographies soulignent la géométrie de l'architecture
urbaine d'inspiration constructiviste, tout en offrant d'autres points de
perspective, par des prises de vue en contre-plongée ou à la diagonale. C'est
alors la figuration qui tend vers l'abstraction.
Mais les grands clichés sont aussi d'heureux contrepoints aux tableaux :
leur tirage négatif leur confère un imperceptible flou et une atmosphère
étrange qui mettent en évidence le trait vif et coloré de ses grilles
peintes.
Si Günter Förg déclare avoir abandonné aujourd'hui la sculpture et
la photographie, il ne cesse de poursuivre ses recherches picturales, autour de
la question de la composition essentiellement.
Laissant de plus en plus la toile "à découvert", il se contente de la parsemer
de taches de couleur ça et là, multipliant les teintes et fuyant toute
régularité, pour un résultat d'une harmonie pleine de gaîté, enfin
libéré.
Libéré de la composition ? L'artiste ne lève pas le point
d'interrogation.
Enfin, il pousse davantage encore l'évolution vers la transparence, délaissant
la toile et l'acrylique pour le papier et l'aquarelle.
Toujours entre abstraction et figuration, il esquisse alors des paysages où les
taches de couleurs claires voisinent avec les hachures légères, venant évoquer
les arbres, bosquets et buissons d'un jardin délicat et poétique.
On est loin, tout à coup, des décors urbains du début de l'exposition.
On aime cette vivifiante fraîcheur, à l'image d'un artiste en perpétuel
mouvement, insatiable chercheur de la forme et de la composition, aujourd'hui
dans une quête de l'épure et de la clarté tout à fait
convaincante.
Günter Förg
Hôtel des Arts – Centre méditerranéen d'art / Conseil général du Var
Jusqu'au 9 septembre 2007
236, bd du Général Leclerc – Toulon (83)
Tlj de 11 h à 18 h sauf lundi et jours fériés
Entrée libre
Visites commentées pour tous, pour les groupes et les scolaires
Ateliers d'arts plastiques pour enfants et adolescents
Ateliers d'arts plastiques pour adultes
Pour tous renseignements :
adresse postale / rue Saunier – BP 5112 – 83093 Toulon cedex
tél / 04 94 91 69 18 – fax / 04 94 93 54 76
site /
www.var.fr
Le 3 mai dernier, à l'occasion de la 17ème
Journée internationale de la liberté de la presse, Reporters sans frontières a
publié un nouvel album photos, consacré aux soixante ans du Festival de
Cannes.
« La réalité c'est ce qui
refuse de disparaître quand on a cessé d'y croire ».
Montre-moi ce que tu jettes, je saurai ce
que tu manges, bois, fumes, et même ce que tu lis ...
Proposant plus
de deux cents tirages originaux d'époque, cette exposition est la plus riche
consacrée à ce jour au travail des ateliers photographiques au Proche-Orient et
au Maghreb de 1860 à 1914.
En janvier 1972, huit photographes
(Alain Dabgert, Claude Dityvon, Martine Franck, Hervé Gloaguen,
François Hers, Richard Kavlar, Jean Lattes, Guy Le Querrec) se
réunissent autour d'un projet imprégné de l'esprit de Mai 1968.
Avec La photographie
publicitaire en France, de Man Ray à Jean-Paul Goude, le musée de la
Publicité met à l'honneur un pan de la création photographique relativement
méconnu et considéré généralement comme peu noble.
Bernard Guillot est un photographe de la
nature. Son oeil capte la poésie d'un arbre, d'un oiseau, d'une eau tranquille.
Il en réalise des tirages en noir et blanc argentiques clairs et éthérés.
Les mains touchent, travaillent, offrent
...
Poursuite de la visite de l'exposition
« L'Evénement » avec la salle L'Evénement à l'heure de la
globalisation, consacrée à la couverture médiatique des
attentats du 11 septembre 2001.
Le Jeu de Paume ouvre ses
grands espaces à une réflexion sur l'image.