No country for old men (Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme), l’avant-dernier livre de Cormac McCarthy (1) vient d’être réédité en poche, juste avant la sortie du film des frères Coen, en salles aujourd’hui.
Dialogues épurés, narration dense, intrigue haletante, ce thriller, qu’on ne lâche pas, sauf pour respirer entre deux carnages, semble être écrit comme un scénario.
En plein désert, à la frontière du Texas et du Mexique, Moss, un jeune chasseur d’antilopes trouve trois véhicules criblés de balles. A l’avant, trois cadavres. A l’arrière, une solide cargaison d’héroïne. Moss n’y touche pas et continue sa route. Plus loin, un quatrième macchabée. A ses pieds, une serviette en cuir contenant 2,4 millions de dollars. Il la prend.
Les embêtements vont pouvoir commencer.
Le chasseur devient à son tour une proie, la proie d’une chasse à l’homme sans répit. A ses trousses, entre autres, Chigurh, un tueur fou très appliqué et doté d’une arme spéciale, sans balle, effroyablement efficace.
Entre les deux, le shérif Bell, plutôt belle âme, dévoué à la protection de ses administrés (dont on apprendra plus tard qu’il a quelques soucis avec sa conscience) essaie d’arrêter cette machine infernale. Mais face au prédateur psychopathe, les repères de ce shérif à l’ancienne se brouillent : Chigurh est-il un fantôme, ou bien l’incarnation du Diable ?
Sa perplexité et son angoisse, vaguement mâtinés de métaphysique ne résistent pas au rouleur compresseur : Chigurh est bel et bien un homme, un homme du monde moderne, du milieu des narcotrafiquants, bien loin des voleurs de bétail de l’ancien temps.
Incarné par Javier Bardem dans le film des frères Coen, il n’a pas fini de nous faire frissonner.
No country for old men (Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme).
Cormac McCarthy
Points, 300 p., 7 €
(1) Le même Cormac McCarthy rencontre actuellement un grand succès en France avec son dernier roman, La route, qui a été plébiscité aux Etats-Unis (Plus de deux millions d’exemplaires vendus ; prix Pulitzer 2007).
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