Chère Cécile de France ! Heureusement que nous l’avons pour jouer Anna, ainsi que Florence Pelly et Crystal Shepherd-Cross qui interprètent les deux complices Marie-Anne et Anne-Marie. Ce sont vraiment elles trois qui donnent sa saveur au spectacle.
Anna, c’est l’adaptation scénique du téléfilm de 1967 réalisé par Pierre Koralnik, avec Anna Karina et Jean-Claude Brialy, sur des musiques de Serge Gainsbourg. Tout le monde ne l’ayant pas forcément vu, les Parisiens pourront se rattraper au cinéma Le Balzac où il sera diffusé lundi 23 septembre à 20h30.
S’agissant pour l’heure du spectacle d’Emmanuel Daumas, sans y périr d’ennui, on est loin d’en redemander tant il est perfectible. Un des principaux regrets tient à l’occupation de l’espace : au lieu de profiter du grand plateau de la salle Renaud-Barrault pour y déployer le jeu des acteurs-chanteurs, le metteur en scène l’a encombré de cloisons mobiles et autres inutilités, si bien que la place échue aux comédiens est bien exiguë et le regard du spectateur frustré, et même gêné par un tel bazar.
Conséquence – quoique le problème ne tienne hélas pas seulement à cela -, les comédiens ont des jeux assez limités. Seules les inséparables Marie-Anne et Anne-Marie nous gratifient d’une scène amusante et inspirée. Pour le reste, la direction d’acteurs est bien à la peine et il faut avoir la fraîcheur, le naturel et l’intelligence du personnage comme les a Cécile de France pour faire palpiter le cœur des spectateurs… Grégoire Monsaingeon joue un Serge hystérique et monolithique, comme une caricature permanente de lui-même, qui au mieux ne suscite qu’indifférence.
Quant à la musique, essentielle ici évidemment, il eût été trop simple (et trop chouette) de respecter les compositions originales de Gainsbourg. Il a fallu réaménager tout ça à une autre sauce, quelques notes ici, quelques arrangements là. Parfois ça fait un peu "soupe", on a tendance à perdre l’esprit pop anglaise des sixties. Parfois ça reste très sympa, comme quand Cécile de France interprète "Sous le soleil exactement"…
Bref, le tout flotte un peu, on ressort de cette comédie musicale – ici appelée "théâtre musical pop", ce qui change tout – certes sans avoir passé un mauvais moment, mais avec une assez désagréable impression d’approximation, notamment d’époque : 2013, sixties, seventies mais aussi années 90, il y a un peu de tout dans ce spectacle qui aurait mérité un ancrage temporel clair et assumé, ne serait-ce que pour lui donner, sinon un peu plus de chair, au moins davantage de cohérence.
Anna
Adaptation et mise en scène Emmanuel Daumas
Composition musicale et arrangements Guillaume Siron et Bruno Ralle
Avec Cécile de France, Gaël Leveugle, Grégoire Monsaingeon, Florence Pelly, Crystal Shepherd-Cross
Théâtre du Rond-Point
2 bis, av. Franklin D. Roosvelt – Paris 8°
A 21 h, dimanche à 18 h 30, relâche le lundi
Durée 1 h 30
Jusqu’au 6 octobre 2013
Quatre expositions sont organisées cet été à la MEP à Paris. Toutes les quatre se terminent dimanche 15 septembre.

Le 1er juillet dernier, la commune de Soueix-Rogalle a créé l’événement dans le Haut-Couserans (Ariège) : après sept ans de recherches et deux ans de travaux, le musée de la Boutique des colporteurs a ouvert ses portes au coeur du village.
A Soueix, le magasin Souquet était l’un des fournisseurs essentiels des colporteurs de la vallée : en pleine activité de 1824 à 1960, on y trouvait en effet de tout.
Enfin, on pénètre dans la magnifique Boutique Souquet, une seule pièce couverte du sol au plafond de tiroirs et d’étagères de bois abrités derrière le grand comptoir en U. La caisse trône toujours au centre et, dans la petite pièce à côté, le coffre-fort et les pièces comptables : de grands registres où sont soigneusement consignées, d’une plume déliée et régulière, les commandes, la liste des débiteurs, etc.
Le Musée Guimet met le Japon à l’honneur cet été avec l’exposition consacrée aux arts de la table autour de l’artiste Rosanjin Kitaoji (1883-1959), poète, céramiste, calligraphe et cuisinier (jusqu’au 9 septembre).
Everhard Jabach (1618-1695) est un nom qui compte dans l’histoire des collections du Louvre.
Organiser une exposition autour de Giotto di Bondone (vers 1267-1337) ne doit pas être une entreprise aisée.
Versailles, Chantilly, Vaux-le-Vicomte, Fontainebleau, les Tuileries : voici cinq jardins rendus célèbres par leur auteur André Le Nôtre (1613-1700), jardinier-paysagiste du Roi Soleil.
Ils sont Philippins d’origine ou d’adoption, ils sont nés entre 1956 et 1989 ; certains sont des artistes confirmés, d’autres des nouveaux venus sur la scène de l’art contemporain.